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coton

coton

nom, masculin · /kotɔ̃/ ou /kɔtɔ̃/

Usage : fréquent (18 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Fibre textile végétale duveteuse entourant les graines du cotonnier.

    Les champs de coton s'étendent à perte de vue.

    « Le bois dont le coton vient blanchir les rameaux »Malfilâtre (1732-1767)

  2. Tissu ou matière fabriqués à partir de cette fibre.

    Elle a acheté une chemise en coton pour l'été.

    « Il était un roi d'Yvetot.... Et couronné par Jeanneton D'un simple bonnet de coton »Béranger (1780-1857)

    « Cette multitude, qui a peu de besoins, est presque nue ou est vêtue de coton, c'est-à-dire d'un produit si abondant qu'un arpent peut fournir de quoi habiller trois ou quatre cents personnes »Condillac (1714-1780)

  3. Botanique. Duvet qui recouvre certains fruits, feuilles ou tiges de plantes.

    Les jeunes pousses sont recouvertes d'un coton blanc.

    Synonyme : duvet.

    « Leurs fleurs tendres et délicates, et, durant l'hiver, enveloppées comme dans un petit coton »Bossuet (1627-1704)

    « À peine adolescent, de son léger coton La jeunesse en sa fleur ombrage son menton »Jacques Delille (1738-1813)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : avoir les jambes en coton · c'est coton · élever dans du coton · filer un mauvais coton

Grammaire et formes (2)
  • cotons : pluriel · /kɔtɔ̃/ ou /kotɔ̃/
  • coton : singulier · /kɔtɔ̃/ ou /kotɔ̃/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 4 sens

s. m.

  1. Nom donné à une sorte de bourre végétale qui, formée de filaments longs et ténus, environne les semences du cotonnier, arbre que l'on cultive dans l'Inde, aux États-Unis, dans l'Égypte et, depuis peu, dans l'Algérie. Coton en laine, coton brut. Toile, étoffe de coton. Tricot de coton. Jeter son coton, se dit de certaines étoffes qui se couvrent d'une sorte de bourre. Cela jettera un beau coton, se dit d'une chose qui, mal entreprise, produira de mauvais effets. Locution basse, remarque DE CAILLIÈRES, 1690. Cet homme jette un vilain coton, il file un mauvais coton ; sa santé, son crédit, sa réputation est fortement compromise. Fig. Élever un enfant dans du coton, l'élever trop mollement. Par plaisanterie, porte-coton, valet de garde-robe.

    L'arbrisseau qui fournit le coton à nos manufactures demande un sol sec et pierreux ; il préfère celui qui est déjà familiarisé par la cultureRAYN.

    Chaque loge, en s'ouvrant, laisse apercevoir plusieurs graines arrondies, enveloppées d'une bourre blanche, qui est le coton proprement ditID.

  2. Duvet long, entre-croisé et crépu, qui recouvre la surface de certaines feuilles ou d'autres parties de quelques végétaux.

    Leurs fleurs tendres et délicates, et, durant l'hiver, enveloppées comme dans un petit cotonBossuet (1627-1704)

  3. Poil follet qui vient aux joues et au menton des jeunes gens.

    À peine son menton S'était vêtu de son premier cotonLa Fontaine (1621-1695)

    Vraiment sur votre menton La main de l'aimable jeunesse N'a mis encor que son cotonVoltaire (1694-1778)

  4. Coton-poudre, ou coton azotique, ou fulmi-coton, substance explosive qu'on obtient par l'action de l'acide azotique sur le coton.

Étymologie : Provenç. coton ; catal. cotó ; espagn. algodon ; portug. cotão ; de l'arabe qothon ou, avec l'article, al qothon.

Historique : XIIIe s. Et li atachierent la crois en un grant chapel de coton [ouatte] par devant, pour ce que il voloit que tous le veissent Quiconques est chapelier de coton à Paris, il doit jurer seur sains qu'il fera bone œuvre et leal Il peut metre devant son pis et devant son ventre un contrecuer de teille et de coton Il li lancerent le feu grejois qui se prist en la tour, qui estoit faite de planches de sapin et de telle [toile] de coton XVe s. Je cognoys approcher ma soif, Je crache blanc comme cotton Jacobins aussi gros que un oef XVIe s. L'arbrisseau, portant le cotton, jette des petites pommes, l…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 9 sens

n. m.

  1. Sorte de bourre végétale, composée de filaments longs, fins, soyeux, qui enveloppe les graines d’un arbuste appelé Cotonnier. Coton des Indes, de Géorgie, d’égypte. Coton longue soie. Coton courte soie. Coton brut. Coton filé. Coton cardé. Coton épluché. Balle de coton. Toile de coton. étoffe de coton. Bas de coton. Matelas de coton. Couverture de coton. Chemise de coton. Bonnet de coton. Papier de coton. Se boucher les oreilles avec du coton.

  2. Fig. et fam., élever un enfant dans du coton, L’élever trop mollement.

  3. Il se dit, par extension, d’une Espèce de duvet formé de poils longs, entrecroisés et crépus, qu’on observe à la surface des fruits, des feuilles, etc., de certains végétaux.

  4. Il se dit également de Certaine bourre qui enveloppe le bourgeon de la vigne et de quelques autres arbres.

  5. Il se dit aussi figurément du Poil follet qui vient aux joues et au menton des jeunes gens. Son menton commençait à se couvrir du premier coton.

  6. Cette étoffe jette son coton, du coton, se dit d’une étoffe qui se couvre d’une espèce de bourre, de duvet, semblable à du coton.

  7. Fig. et fam., Filer un mauvais coton se dit de Quelqu’un dont la santé décline au point de donner les plus graves inquiétudes, et aussi de Quelqu’un qui est sur une pente dangereuse où il risque de perdre sa fortune son crédit, sa réputation, sa probité.

  8. COTON-POUDRE. Voyez

  9. FULMICOTON.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée coton#18523.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.