coteau

coteau

nom, masculin, /kɔto/ ou /koto/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Penchant d'une colline ; petite colline. Coteau planté de vignes. Les coteaux qui bordent la Saône.

    J'ai des argus aux coteaux d'alentour Qui feront leur devoir d'y veiller nuit et jour — Rotrou (1609-1650)

    Si, par exemple, une grande plaine a une pente vers un coteau et s'y termine, toutes les eaux que la plaine recevra du ciel seront déterminées à couler vers ce coteau, qui les rassemblera encore, et elles se trouveront en abondance au pied — Fontenelle (1657-1757)

  2. Ordre des coteaux, nom badin qu'on a donné, dans le XVIIe siècle, aux gens d'un goût fin et délicat, qui non-seulement savaient distinguer les meilleurs vins, et de quel coteau ou de quel vignoble ils venaient, mais qui avaient la même délicatesse de goût pour tout ce qui sert à la bonne chère. Un profès de l'ordre des coteaux, ou, simplement, un coteaux, était un gourmand du premier ordre, en faisant entrer dans cette idée tout ce qui fait les délices de la table. Saint-Évremont dînant chez M. de Lavardin, évêque du Mans, cet évêque se prit à le railler sur sa délicatesse. " Ces messieurs, dit-il en parlant de lui, du comte d'Olonne et du marquis de Bois-Dauphin, outrent tout à force de vouloir raffiner sur tout.... Pour le vin, ils n'en sauraient boire s'il ne vient d'un des trois coteaux d'Aï, d'Haut-Villiers et d'Avenay. " Saint-Évremont ne manqua pas de faire part à ses amis de cette critique ; et ils répétèrent si souvent ce que le prélat avait dit des coteaux, qu'on les appela les trois coteaux ; et bientôt on imagina l'ordre des coteaux.

    Le dîner de M. de Valavoir effaça entièrement le nôtre par l'extrême délicatesse qui a surpassé celle de tous les coteaux — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Qu'ils se contentent d'être gourmets ou coteaux — La Bruyère (1645-1696)

Étymologie : Provenç. costal ; bas-latin, costale, coteau, dans un texte du XIVe siècle, de costa, côte.

Historique : XVIe s. Le soleil ayant tiré et enlevé les vapeurs du brouillas jusques à la cyme des cousteaux

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Colline peu élevée. Il se dit spécialement des Collines plantées de vignes. Les coteaux du Beaujolais.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • coteaux — pluriel — /kɔto/ ou /koto/
  • coteau — singulier — /kɔto/ ou /koto/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coteau#18506.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.