corvéable
adjectif, /kɔʁvɛablə/ ou /kɔʁveablə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui est sujet aux corvées. Substantivement. Les corvéables. Le corvéable devait travailler depuis le soleil levant jusqu'au soleil couchant ; mais on devait lui laisser un temps raisonnable pour prendre sa nourriture et faire paître son bétail.
Nous étions la gent corvéable, taillable et tuable à volonté, nous ne sommes plus qu'incarcérables — Paul-Louis Courier (1772-1825)
Étymologie : Voy. CORVÉE.
Historique : XVIe s. Les tenanciers sont corveables à misericorde ; mais les cours superieures ont accoustumé de les reduire à douze [corvées] par années Gens de condition mainmortable, taillables haut et bas, courveables à volonté, justiciables en toute justice, ne sont point receuz en tesmoignage pour le seigneur duquel ils sont hommes
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
T. de Droit ancien — Qui était sujet à la corvée. Selon d’anciennes coutumes féodales, le peuple était réputé corvéable et taillable à merci.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- corvéables — pluriel — /kɔʁveablə/ ou /kɔʁvɛablə/
- corvéable — singulier — /kɔʁveablə/ ou /kɔʁvɛablə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée corvéable#18416.