corsaire
adjectif
Grammaire et formes (2)
- corsaires — pluriel
- corsaire — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée corsaire#129569.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée corsaire#129569.
nom, masculin, /kɔʁsɛʁə/
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (5 sens)
s. m.
Vaisseau armé en course par des particuliers, mais avec l'autorisation du gouvernement.
S'est dit des vaisseaux équipés dans les pays barbaresques, Alger, Maroc, Tunis, et qui faisaient en tout temps la course contre les chrétiens.
Un autre, mal pourvu des armes nécessaires, Fut enlevé par des corsaires — La Fontaine (1621-1695)
Voilà qu'un corsaire de Salé fond sur nous et nous aborde — Voltaire (1694-1778)
Adjectivement. Capitaine corsaire. Substantivement. Les hommes qui montent ces vaisseaux de course. Les corsaires eurent une belle part de prise.
C'est qu'en fait d'aventure il est fort ordinaire De voir gens pris sur mer par quelque Turc corsaire — Molière (1622-1673)
Je ne vous dirai point combien il est dur pour une Jeune princesse d'être menée esclave à Maroc avec sa mère ; vous concevez assez tout ce que nous eûmes à souffrir dans le vaisseau corsaire — Voltaire (1694-1778)
Fig. Homme dur, impitoyable par cupidité.
Endurcis-toi le cœur, sois arabe, corsaire — Boileau (1636-1711)
Mes créanciers sont des corsaires — Béranger (1780-1857)
Épervier.
Étymologie : Provenç. corsari ; espagn. corsario ; ital. corsare, corsale, de corsa, course, qui est provençal, espagnol et italien (voy. COURSE).
Historique : XVe s. Certaines gallées coursaires du roy d'Arragon nostre ennemy et adversaire estoient presque toujours sur la mer illec environ, Lettre d'abolition de Louis XI XVIe s. Jason fut esleu capitaine de la grande nef d'Argo, avec commission d'aller çà et là, pour oster et chasser tous les coursaires et larrons escumans la mer Hommes non chalans de labourer et cultiver la terre, mais de toute ancienneté grands coursaires qui vivoient de ce qu'ils escumoient en la mer De corsaire à corsaire n'y prend on que barriques rompues Mesmes se soubçonna on qu'il [André Doria] avoit quelque sourde intellige…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. m.
Bâtiment qui était armé en course par des particuliers, avec l’autorisation du gouvernement.
Il se disait aussi de Celui qui commandait ce bâtiment. Corsaire de Saint-Malo. Il fut poursuivi par un corsaire. On disait quelquefois adjectivement Capitaine corsaire.
Il s’est dit souvent aussi des Pirates. Les corsaires d’Alger, du Maroc. Il fut pris par les corsaires. Tomber entre les mains des corsaires.
Il se dit figurément et familièrement d’un Homme que son extrême cupidité rend dur, impitoyable, inique. C’est un corsaire, un vrai corsaire. Prov., à corsaire, corsaire et demi.
Il se dit, en termes de Sports, d’une Boule qui a fini son parcours sans avoir touché le piquet final. Elle permet au joueur de placer ses partenaires et de déplacer ses adversaires.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée corsaire#18384.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.