corniche
nom, féminin, /kɔʁniʃə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. f.
Petite corne. Se trouve dans Mme de Sévigné avec le sens figuré de cocuage, et en jouant sur le mot corniche.
Madame d'Époisse m'a dit qu'il vous était tombé une corniche sur la tête.... Si vous vous portiez bien et que l'on osât dire de mauvaises plaisanteries, je vous dirais que ce ne sont pas des diminutifs qui font du mal à la tête de la plupart des maris : ils vous trouveraient bien heureux de n'être offensé que par des corniches — Mme de Sévigné (1626-1696)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Terme d'architecture. Proprement, avance qui règne autour d'un bâtiment et en préserve de la pluie le pied. Partie composée de moulures en saillie l'une au-dessus de l'autre et qui règne comme couronnement autour de toutes sortes d'ouvrages, principalement dans les ordres d'architecture où elle est placée sur la frise de l'entablement. Corniche dorique, ionienne, corinthienne. La corniche de la maison. La corniche se mesure depuis la frise jusqu'à la cimaise inclusivement. Les piédestaux ont aussi leurs corniches. Nom donné à tout ornement saillant en menuiserie ou en maçonnerie qui règne au-dessus des portes, des armoires, au-dessous d'un plafond. Corniche de plâtre, de marbre, de bois. La corniche d'un buffet, d'une armoire. Terme de marine. Pièce de bois sculptée appliquée en dehors de la lisse de hourdi.
La corniche est le couronnement de l'ordre entier — Rollin (1661-1741)
Étymologie : Wallon, coronise ; espagn. corniza ; ital. cornice, cornicione. La première idée est de rattacher corniche à corne ; mais d'abord les formes ne s'y prêtent pas, ni le wallon coronise, ni l'espagnol corniza, ni même l'italien cornice. Puis le sens ne s'y prête pas non plus, car la corniche n'est pas une corne, c'est-à-dire quelque chose qui s'avance en pointe, mais c'est une saillie qui règne en une certaine étendue. Les étymologistes s'accordent à tirer ce mot du latin coronis, grec ϰορωνὶς, signe recourbé ; mais il est vrai de dire, comme le remarque Diez, qu'au moins l'italien a confondu le
Historique : XVIe s. Les pigeons se mettent sur le toict es cornices ou ceintures environnans le colombier Moulleures, lozenges, frize et cornise
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. d’Architecture — Ornement composé de moulures en saillie l’une au-dessus de l’autre. La corniche sert de couronnement à toute sorte d’ouvrages, principalement dans les ordres d’architecture, où elle est placée sur la frise de l’entablement. Corniche dorique, ionique, corinthienne. La corniche du palais, de la maison.
Il se dit aussi de Tout ornement saillant qui règne autour d’un plafond, au-dessus des portes, des armoires, etc. Corniche de plâtre, de marbre, de bois, etc.
Par analogie, Route en corniche, ou elliptiquement Corniche, Route de montagne qui surplombe un précipice.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- corniches — pluriel — /kɔʁniʃə/
- corniche — singulier — /kɔʁniʃə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée corniche#18263.