coquillé · coquille

coquillé

adjectif, /kokije/ ou /kɔkije/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1877 (2 sens)

Littré — Supplément (1877)

part. passé.

  1. Formé en façon de coquille.

    Une fois que la dentelle.... sera coquillée en volants, froncée en manchettes.... — CH. BLANC

  2. Rempli de coquilles.

    Le fond [de l'étang de Berre] en est de bonne tenue, vase grise et coquillée

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • coquillées — pluriel féminin — /kɔkije/ ou /kokije/
  • coquillés — pluriel masculin — /kɔkije/ ou /kokije/
  • coquillée — singulier féminin — /kɔkije/ ou /kokije/
  • coquillé — singulier masculin — /kɔkije/ ou /kokije/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coquillé#18160.

coquille

nom, féminin, /kokijə/ ou /kɔkijə/

Définitions

  1. Enveloppe rigide et calcaire qui protège le corps de certains mollusques.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Enveloppe dure qui entoure certains fruits ou l'œuf.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Erreur typographique consistant en la substitution ou l'omission d'une lettre dans un texte.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  4. Protection rigide portée sur le sexe par les pratiquants de certains sports.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (11 sens) — Académie 1935 (9 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Enveloppe calcaire des mollusques testacés. Coquille de St-Jacques, espèce du genre peigne. Coquille de Pharaon, connue aussi sous le nom de bouton de chemise. Or en coquilles, or de coquille, or de coquillage, sorte de pâte faite de miel et de feuilles d'or réduites en poudre, dont on se sert en peinture pour dorer, et qui se vend dans des coquilles.

    Les figures agréablement diversifiées des coquilles nous aident à juger de la variété qui règne dans l'organisation des animaux qui en sont les habitants et les architectes — Charles Bonnet (1720-1793)

    Des expériences équivoques avaient trompé M. de Réaumur : la coquille ne croît point par apposition ou par transsudation ; elle n'est point moulée sur le corps de l'animal ; mais elle est une partie essentielle du corps de l'animal — Charles Bonnet (1720-1793)

  2. Coquille qu'on rapporte de certains pèlerinages. Les pèlerins de St-Jacques en Galice et ceux du mont St-Michel en Normandie rapportaient des coquilles à leur chapeau. Fig. À qui vendez-vous vos coquilles ? à ceux qui viennent du Mont St-Michel ; ou simplement, à qui vendez-vous vos coquilles ? c'est-à-dire à qui vous jouez-vous ? prétendez-vous m'attraper ? On dit dans le même sens : Portez vos coquilles ailleurs, c'est-à-dire vous ne m'attraperez pas. Bien vendre ses coquilles, faire valoir ses coquilles, ne pas donner ses coquilles, tirer un profit exagéré d'une opération ou d'un service.

    Prenons, dit-elle, prenons donc Coquilles, rosaire et bourdon — Béranger (1780-1857)

    ....Je porte en Brouage du sel, Et mes coquilles vendre à ceux de St-Michel [c'est-à-dire je fais un travail inutile, je porte de l'eau à la rivière] — Mathurin Régnier (1573-1613)

  3. Coque qui enveloppe l'œuf. Quand on a mangé un œuf à la coque, le bon usage est ou plutôt était de briser la coquille. Fig. Ne faire que sortir de sa coquille, être jeune et inexpérimenté. Rentrer dans sa coquille, reculer, céder prudemment dans une affaire fâcheuse. Fig.

    La coquille se forme la dernière en fort peu de temps, et seulement avant la ponte — Buffon (1707-1788)

    ....De ses frêles coquilles En foule on voit sortir le peuple des oiseaux, Sous le sein maternel couvés dans leurs berceaux — Jacques Delille (1738-1813)

  4. Par extension, coque qui enveloppe la noix, l'amande, etc.

    Quand ses filles furent plus grandes, il leur ôta des mains les ciseaux et le rasoir, et leur apprit à lui brûler la barbe et les cheveux avec des coquilles de noix — Rollin (1661-1741)

  5. Terme d'arts. Objet en forme de coquille. Vase en coquille. Terme de cuisine. Ragoût de poisson ou de viandes émincées, dont on remplit des vases d'argent en forme de coquilles. Terme de sculpture. Petit ornement taillé sur le contour d'un quart de rond. Terme d'architecture. Voûte formée d'un quart de sphère, qui fait la partie supérieure d'une niche en arcade de plein cintre. Coquille d'escalier, l'intrados de la voûte rampante d'un escalier tournant. Terme de blason.

    Guy prit le nom de Laval, et brisa la croix de Montmorency de cinq coquilles — Saint-Simon (1675-1755)

  6. Terme de métiers. Partie de la poignée d'une épée qui a la forme d'une double coquille. Planche sur laquelle s'appuient les pieds du cocher d'une voiture. Lame de métal pour couvrir le moule de bois d'un bouton. Chacune des moitiés d'un moule à deux parties. Coquille de loquet, partie où l'on met le doigt. Petit instrument de cuivre dont se servent les lapidaires pour tailler le diamant et les autres pierres précieuses. Terme de métallurgie. Moule solide autour duquel on fait circuler de l'eau pour refroidir le métal après la coulée. Terme de fonderie. Coquille à boulet, moule en fer ou en fonte. Terme de cuisine. Sorte de fourneau vertical qui sert à rôtir la viande.

    Bois de charronnage, pour une voie composée de 26 coquilles de 3 pieds et demi de long

  7. Papier collé qui porte l'empreinte d'une coquille ; et adjectivement, papier coquille.

  8. Croûte qui s'élève dans plusieurs parties du pain.

  9. Terme d'imprimerie. Toute faute consistant dans la substitution d'une lettre à une autre.

  10. Ancienne coiffure de femme.

  11. L'ordre de la coquille, ancien ordre de chevalerie, institué en 1292, par un comte de Hollande à l'honneur de St-Jacques. Chevaliers à coquille, ou chevaliers de l'ordre de St-Michel, ordre institué par Louis XI, pour défendre contre les Anglais le Mont St-Michel. Qui a de l'argent a des coquilles, c'est-à-dire quiconque a de l'argent a tout ce qu'il lui plaît.

Étymologie : Ital. cochiglia ; du latin conchylia, plur. neutre de conchylium (la forme conquilium se trouve dans un vieux glossaire), de ϰογχύλιον, diminutif de ϰόγχη (voy. CONQUE). On peut aussi penser que coquille vient de coque (tiré lui-même de concha, ϰόγχα), avec la forme diminutive ille, comme dans flottille de flotte.

Historique : XIIIe s. Il est acordé du commun des patenostriers de coural [corail] et de coquille, à Paris, que nus ne nule du mestier desus dit ne puisse ouvrer par nuit XIVe s. Une coquille d'argent pour mettre le sel XVe s. Une coquille noire, de St Jacques, garnie d'or, et ung boton d'or au bout À qui vendez-vous vos coquilles ? Entre vous, amans pelerins ? XVIe s. Qu'ils s'en aillent maintenant, et vendent leurs coquilles en plein midi Quand les genethliaques voudront faire valoir leurs coquilles sous couleur que c'est une chose sainte Voulant les Dieux à la guerre animer, Il fendoit l'air de sa coqui…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Enveloppe dure et calcaire de certains mollusques testacés, tels que les limaçons, les moules, les pétoncles, etc. Les coquilles sont appelées univalves, bivalves ou multivalves, selon qu’elles sont d’une, de deux ou d’un plus grand nombre de pièces. Coquilles de terre. Coquilles d’eau douce. Coquilles de mer. La coquille d’un limaçon.

  2. Or de coquille, en coquilles, Sorte de pâte faite de miel et de feuilles d’or réduites en poudre, dont on se sert en peinture pour dorer, et qui se vend dans des coquilles.

  3. Fig. et fam., Rentrer dans sa coquille, par allusion au limaçon. Se retirer d’une entreprise téméraire, abandonner un propos hasardé ; se remettre à sa place de soi-même ou par l’effet de quelque menace.

  4. Fig. et fam., Ne faire que de sortir de la coquille, être fort jeune et sans expérience.

  5. Il se dit des Coques d’oeufs, de noix, d’amandes, etc., principalement quand elles sont vides, rompues, cassées.

  6. Par extension, il se dit aussi, en termes d’Arts, de Certains objets auxquels on donne la forme d’une coquille ou d’une conque marine. Le bassin de cette fontaine est une vaste coquille de marbre, de pierre, etc.

  7. En termes d’Architecture, Coquille d’escalier, Le dessous de l’assemblage des marches d’un escalier qui tourne en limaçon ou l’Intrados de la voûte rampante formée par cet assemblage.

  8. Il se dit, en termes de Papeterie, d’une Sorte de papier collé, dont la marque est une coquille. On dit aussi, par apposition, Format coquille.

  9. Il se dit, en termes d’Imprimerie, de la Lettre qui a été employée pour une autre dans la composition et qu’il faut corriger. Faire des coquilles. Le correcteur a laissé beaucoup de coquilles dans cette épreuve.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • coquilles — pluriel — /kɔkijə/ ou /kokijə/
  • coquille — singulier — /kɔkijə/ ou /kokijə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coquille#18156.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.