coquetterie

coquetterie

nom, féminin, /kokɛtəʁi/ ou /kɔkɛtəʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Désir d'attirer en plaisant ; il se dit surtout des femmes. Avoir de la coquetterie. User de coquetterie.

    C'est une espèce de coquetterie de faire remarquer qu'on n'en fait jamais — LAROCHEF.

    Le plus grand miracle de l'amour, c'est de guérir de la coquetterie — ID.

  2. Goût de la parure, pour plaire.

    La véritable coquetterie est quelquefois recherchée ; mais elle n'est jamais fastueuse — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  3. Manières, paroles d'une personne coquette.

    Si elle faisait la moindre coquetterie — Mme de Sévigné (1626-1696)

    On craint toujours de voir ce qu'on aime, quand on vient de faire des coquetteries ailleurs — La Rochefoucauld (1613-1680)

  4. Fig. Son style, sa conversation a de la coquetterie. Ce poëte lit se vers avec une espèce de coquetterie.

    Vous savez les coquetteries que me fait le roi de Prusse — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Coqueter 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Désir de plaire, d’attirer, d’engager. Il se dit surtout en parlant des Femmes qui cherchent à plaire par vanité. Cette jeune personne a déjà de la coquetterie. Cette femme a de nombreux adorateurs, sa coquetterie doit être satisfaite.

  2. Il se dit aussi des Manières, des paroles employées à dessein de plaire, soit qu’on éprouve ou qu’on n’éprouve pas le sentiment que l’on veut inspirer. Ses manières ont bien de la coquetterie. Il n’y a eu entre eux que de la coquetterie. Il s’est laissé prendre aux coquetteries de cette femme. User de coquetterie. Dire des coquetteries.

  3. Il se dit, par extension, des Moyens qu’une personne emploie pour faire valoir ses avantages en quelque genre que ce soit. Ce poète lit ses vers avec une espèce de coquetterie. C’est par une sorte de coquetterie que les personnes qui ont une jolie voix se font prier pour chanter.

  4. Il se dit aussi d’une Recherche d’élégance. Vêtu avec coquetterie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • coquetteries — pluriel — /kɔkɛtəʁi/ ou /kokɛtəʁi/
  • coquetterie — singulier — /kɔkɛtəʁi/ ou /kokɛtəʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coquetterie#18152.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.