coque
nom, féminin, /kɔkə/
Définitions
Enveloppe rigide qui protège un œuf, une graine ou certains fruits à écale.
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Enveloppe soyeuse que sécrète une chenille pour s'y transformer en chrysalide.
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Coquille rigide formant la charpente extérieure d'un objet, notamment d'un navire ou d'un véhicule.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (9 sens) — Académie 1935 (10 sens)
Littré (1873)
s. f.
Enveloppe extérieure de l'œuf. Les perdreaux courent au sortir de la coque. Fig. Ne faire que sortir de la coque, être encore trop jeune pour certaines choses. Œufs à la coque, œufs légèrement cuits dans leur coque même. Coques, œufs de poisson de mer que l'on emploie pour amorcer les filets avec lesquels on pêche les sardines.
[Des poëmes] Ensemble lentement tous couvés sous mes ailes, Tous ensemble quittant leurs coques maternelles, Sauront d'un beau plumage ensemble se couvrir — André Chénier (1762-1794)
Ce couplet sortait de sa coque [venait d'être fait] le jour que je partis de Paris — Mme de Sévigné (1626-1696)
Enveloppe où s'enferment certaines chrysalides. Fig.
Les vers à soie se font de leur coque une espèce de tombeau — Fénelon (1651-1715)
Si Locke eût réfléchi un moment aux idées innées des animaux, il se fût convaincu que c'est par elles qu'une chenille sortant de son œuf.... se choisit une retraite sous une branche.... qu'elle s'y file une coque avec un art admirable.... — BERN. DE S.-P.
Par analogie, enveloppes ligneuses de certains fruits. Coque de noix, d'amande. Je n'en donnerais pas une coque de noix, se dit d'une chose dont on ne fait aucun cas. Dans le langage botanique, la coque est un fruit ou une portion de fruit sec, dont la déhiscence a lieu avec élasticité, à cause d'un ressort membraneux situé à sa base. Coque du Levant, nom des drupes desséchées d'un arbuste sarmenteux du Malabar et des Moluques (menispermum cocculus, L.). Elles sont employées pour enivrer le poisson et le prendre facilement ; on a cru longtemps que cela ne communiquait au poisson aucune qualité nuisible ; mais le contraire paraît aujourd'hui démontré.
Coques de perles, nom de petites élévations qui se trouvent attachées à la nacre, et que les lapidaires mettent en œuvre en les réunissant deux à deux, de manière à imiter des perles entières.
Terme de toilette. Coque de ruban, ruban de la longueur de 10 centimètres ou environ, suivant la largeur du ruban, dont les deux bouts mis l'un sur l'autre, et plissés légèrement ensemble, servent à faire un nœud ou un ornement. Coque de cheveux, cheveux tournés en coque.
Terme de marine. La coque d'un navire, l'enveloppe des bordages, le corps. Faux pli qui se fait à une corde trop forte et qu'on n'a pas pris soin de détordre.
Terme de pêche. Sorte de coquillage bon à manger ; c'est le nom vulgaire de la bucarde.
Terme de serrurerie. Coques, nom de petites pièces de fer qui servent à conduire le pêne d'une serrure. Larges crampons sur la platine d'un verrou à ressort ou d'un loqueteau.
Coque d'œuf, défaut de glaçure dans les poteries.
Étymologie : Anc. espagn. coca ; du latin concha, coquille (voy. CONQUE).
Historique : XIIIe s. Biau pere, dit la damoisele. Ci a dolereuse novele : Vostre orguel ne vaut une coque ; Sachiés que fortune vous moque XVIe s. Nature les ha muniz et couvertz de gousses, testz, coques À toucher plus polie et fine Que n'est une coque marine Des coques de nacre de perles bien dorées Quand l'eau n'estoit plus trouble, on pescha à l'endormie, à quoy ne fut pas espargnée la coque du Levant Il me semble raisonnable que meshuy je m'appile et me recueille en ma coque comme les tortues
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Enveloppe extérieure de l’oeuf. Le poussin becquetait déjà la coque. Les poulets, les perdreaux courent au sortir de la coque.
OEuf à la coque, OEuf légèrement cuit dans sa coque.
Fig. et fam., Ne faire que sortir de la coque, être encore très jeune. Il ne fait que sortir de la coque, et il ose déjà se permettre de parler sur ces choses-là.
Il se dit pareillement de l’Enveloppe où se renferment le ver à soie et autres larves d’insectes qui filent. Ce ver à soie commence à faire sa coque.
Par analogie, en termes de Mode, Coque de rubans, coque de cheveux, Rubans ou cheveux disposés en forme de coque.
Il se dit également, en termes de Botanique de l’Enveloppe ligneuse de certains fruits où de certaines semences. Coque de noix.
Coque du Levant, Fruit d’un arbuste de Malabar et des Moluques, d’un brun noirâtre et de la grosseur d’un pois, qui a la propriété d’enivrer les poissons, de manière qu’on peut les pêcher à la main.
Coques de perles, ou simplement Coques, Demi-perles qu’on réunit ordinairement deux à deux, de manière qu’elles imitent des perles entières.
COQUE se dit aussi d’une Sorte de coquillage très commun et comestible.
En termes de Marine, La coque d’un navire, Le corps d’un navire, abstraction faite du gréement et de la mâture.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- coques — pluriel — /kɔkə/
- coque — singulier — /kɔkə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coque#18121.