coq-à-l'âne
nom, masculin, /kɔkalanə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Discours sans liaison, passant d'un sujet à l'autre. Au plur. Des coq-à-l'âne. Cependant, quand la rime l'exige, les poëtes n'hésitent pas à écrire coq-à-l'ânes.
Dès qu'il fut de retour, il me conte son aventure que j'entendais bien du premier coup, encore qu'il y eût bien du coq-à-l'âne en son discours
J'ai écrit dans les interlignes des coq-à-l'âne si ridicules — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Cette locution vient, dit-on, de l'histoire du coq et de l'âne, qui, voyageant ensemble et en compagnie du chat, font, la nuit, un grand vacarme et produisent une confusion épouvantable ; cette histoire est dans les contes de Grimm. Pourtant les exemples cités dans l'historique semblent montrer que le sens est non le désordre du coq et de l'âne, mais le passage du coq à l'âne, c'est-à-dire d'un sujet à un autre. L'anglais dit : cock-and-a-bull (coq et un taureau).
Historique : XVe s. De moi vraiment Vous vous raillez ; Trop vous faillez, Car vous saillez Du coq en l'asne Évidemment C'est bien sauté du coq à l'asne XVIe s. Le cerveau lui voltige tellement que, sautant du coq à l'asne, il s'oublie en moins de quatre mots C'est bien sauter du coq à l'asne de parler des uns et des autres en confus et sans discretion Je te suppli m'excuser si du coq à l'asne vois sautant Autant te dy-je des satyres que les François, je ne sçay comment, ont appelées cocs à l'asne.... Cette inepte appellation de coc à l'asne Un prelat lui parlant un jour [à Henri IV] de la guerre et assez …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (1)
- coq-à-l'âne — forme de base
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coq-à-l'âne#70873.