copieux
adjectif, /kɔpjø/ ou /kopjø/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Abondant. Faire un copieux repas. Les selles furent copieuses.
Lorsqu'on fut au fruit, nous leur apportâmes une copieuse quantité de bouteilles des meilleurs vins d'Espagne — Lesage (1668-1747)
Abondant, en parlant d'un auteur, d'un style.
C'est le défaut qu'on reproche au grand Amyot, d'être trop copieux en synonymes ; mais nous devons à ce défaut l'abondance de tant de beaux mots et de belles phrases, qui sont les richesses de notre langue — Vaugelas (1585-1650)
Étymologie : Provenç. copios ; du latin copiosus ; de copia, abondance (voy. COPIE). On trouve dans les XVIe et XVe siècles copieux pour railleur, moqueur ; mais ce n'est pas le même mot ; copieux en ce sens vient de copier, celui qui copie, qui contrefait.
Historique : XVIe s. Aussi est-ce le plus utile de bien imiter, mesmes à ceux dont la langue n'est encor bien copieuse et riche Il est ainsi abondant et copieux en raisons, et ne trouve jamais fin de son sçavoir, ny de ses discours
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui est d’une très grande abondance. Faire un repas copieux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (3)
- copieux — masculin — /kɔpjø/ ou /kopjø/
- copieuses — pluriel féminin — /kɔpjøzə/ ou /kopjøzə/
- copieuse — singulier féminin — /kɔpjøzə/ ou /kopjøzə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée copieux#18082.