copié
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Une pièce copiée avec beaucoup de soin. Les manuscrits copiés par les moines. Se dit aussi en parlant des manières. La cour copiée par la ville.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- copiées — pluriel féminin
- copiés — pluriel masculin
- copiée — singulier féminin
- copié — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée copié#102024.
copie
nom, féminin, /kopi/ ou /kɔpi/
Usage : fréquent (20 occurrences par million — Lexique 3.83).
Définitions
Reproduction d'un texte, d'une œuvre ou d'un document à partir d'un original.
« Ce roman [Télémaque], que Fénelon avait uniquement destiné pour le duc de Bourgogne, son élève, vit le jour par l'infidélité d'un domestique qui en avait pris une copie » — D'Alembert (1717-1783)
« Il a permis qu'on prît des copies de son portrait » — Mme de Sévigné (1626-1696)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Devoir écrit rendu par un élève à son professeur pour être corrigé.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Imitation, reproduction fidèle de quelque chose ou de quelqu'un.
« Voulant se redresser, soi-même on s'estropie, Et d'un original on fait une copie » — Boileau (1636-1711)
« [Richelieu] J'étais trop jaloux de la bonne gloire, pour vouloir être la copie d'un autre » — Fénelon (1651-1715)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (8 sens)
Littré (1873)
s. f.
Écrit fait d'après un autre. Donner, prendre, garder copie d'une pièce. Copie figurée, copie entièrement conforme à l'original, non-seulement pour la substance et teneur de l'acte, mais encore pour la disposition des mots, des lignes, des pages, des signatures. Terme de procédure. Copie de pièces, copie signifiée en tête d'un exploit ou d'un acte d'avoué à avoué.
Ils en tirèrent plusieurs copies — Antoine Hamilton (1646-1720)
J'en ai envoyé la copie à ma tante — Mme de Sévigné (1626-1696)
Par extension, reproduction d'un ouvrage d'art. Une copie de la Vénus de Médicis. Fig. Portrait. Simple imitation. Cet édifice, ce poëme n'est qu'une copie de tel autre.
Il a permis qu'on prît des copies de son portrait — Mme de Sévigné (1626-1696)
Si la copie vous plaît, que sera-ce de l'original ? [Un More] semble la copie D'un Ésope d'Éthiopie — La Fontaine (1621-1695)
Personne qui reproduit ou imite les manières d'une autre. Ce jeune homme est en tout la copie de son père. Familièrement. Un original sans copie, un homme singulier dont on ne trouverait pas le pareil. C'est une mauvaise copie d'un fort bon original, se dit d'un homme qui, essayant d'imiter quelqu'un qui excelle, en reste fort loin.
Voulant se redresser, soi-même on s'estropie, Et d'un original on fait une copie — Boileau (1636-1711)
[Richelieu] J'étais trop jaloux de la bonne gloire, pour vouloir être la copie d'un autre — Fénelon (1651-1715)
Terme d'imprimerie. Texte manuscrit sur lequel travaillent les compositeurs. Avoir de la copie.
Au collége, devoir que l'écolier remet au professeur, et qui, en général, est la transcription au net d'une première élaboration. Faire un devoir sur cahier et sur copie. Corriger les copies.
Étymologie : Saintonge, coupie ; provenç. copia, du latin copia, abondance, permission, d'où le sens restreint de permission de reproduire, de copie ; contracté de cum, et ops, richesse (voy. OPULENT).
Historique : XIIIe s. Car cil de Mede et cil de Perse Qui des elephans ont copie [abondance] XIVe s. J'en veuil aussi bien avoir copie [jouissance], comme tu l'as Quant vous arés vostre livre, si le gardés chierement ; car je n'en ai nulle copie, et je seroie courreciés, s'il estoit perdus Deux dames firent ung argument de ceste matiere [débat entre fauconnerie et vénerie] et le firent mettre en rimes ; duquel argument j'ay sur moi la coppie XVe s. Le mareschal qui par ses amis entendit cette nouvelle, lesquels luy avoient envoyé la coppie des lettres, en tut tant fasché que plus ne se peut De ces paroles …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
écrit fait d’après un autre. L’original et la copie. Copie exacte, fidèle. Mauvaise copie. Copie collationnée à l’original. La copie d’un contrat, d’un exploit. La copie d’un manuscrit. Demander, donner copie. Prendre copie. Faire une copie. Tirer copie. Garder copie. Vous n’avez qu’une copie ; il a les originaux.
Il se dit particulièrement, en termes scolaires, du Devoir que l’écolier transcrit au net et qu’il remet au professeur. Corriger les copies. Le professeur classe les copies suivant la valeur de chacune.
Il se dit aussi de l’Imitation exacte de quelque ouvrage de peinture, de sculpture ou de gravure, quand elle n’est pas de la même main que l’original. Avoir des copies des meilleurs originaux, des meilleurs tableaux. Copie de copie. Une copie d’antique.
Il se dit encore, en termes de Beaux-Arts et de Littérature, de Tout ouvrage dont l’idée, le plan, etc., sont empruntés d’un autre ; et alors il se prend en mauvaise part. Cet édifice n’est qu’une copie mesquine de tel autre. Ce roman n’est qu’une pâle copie de tel ouvrage.
Il se dit également au figuré de Toute personne qui s’attache à en imiter une autre dans ses actions, dans ses gestes, dans ses manières, etc. Ce jeune homme est en tout la copie de son père. Cet acteur s’est fait la copie de tel autre.
Fam., C’est une mauvaise copie d’un fort bon original, se dit de Quelqu’un qui ne réussit pas à en imiter un autre qui excelle dans son genre.
En termes d’Imprimerie, il se dit de l’écrit ou de l’imprimé d’après lequel on compose. Copie manuscrite, dactylographiée. Le compositeur n’a pas assez de copie pour achever la feuille.
COPIE-LETTRES, Registre contenant la copie ou le décalque d’une correspondance.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- copies — pluriel — /kɔpi/ ou /kopi/
- copie — singulier — /kɔpi/ ou /kopi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée copie#18076.