copeau

copeau

nom, masculin, /kopo/ ou /kɔpo/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Morceau, éclat enlevé d'une pièce de bois par un instrument tranchant. Vin de copeau, vin nouveau dans lequel on fait tremper des copeaux pour l'éclaircir

    [Elle] touche le poli des planches, ramasse des copeaux par terre — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    La vieille femme jeta dans le feu quelques copeaux — Chateaubriand (1768-1848)

  2. Terme de fabricant de peignes. Copeau de bois, morceau de bois débité à la scie pour faire un peigne.

  3. Déchet des pierres dont on tire les ardoises.

Étymologie : Norm. coipeau ; picard, copieux ; Berry, coupeau, coupiau ; génev. coupeau ; bas-lat. coipellus et coispellus. La dérivation paraît bien être de couper ; pourtant il est singulier qu'on ne le trouve jamais écrit colpeau, et que la voyelle soit coi plus souvent que cou ; cela donne de la consistance au soupçon de Diez qui se demande si on ne pourrait y voir un dérivé de cuspis, pointe ; le fait est que l'ancien français avait coispel au sens de pointe, d'épine ; qu'on trouve coispellus au sens de copeau ; et que dès lors on peut supposer une assimilation entre couper et cuspis.

Historique : XIIIe s. Et les coypiaulx et les chappuis Prendras en gré que j'en chappuis ; Car ce te plaist qu'on en puet faire XIVe s. Le supliant prist une atele ou coipel à terre et le jeta vers sa femme XVIe s. Va chez un menuisier, et tu trouveras que, quand il rabote quelque table, il se fait des escoupeaux longs et terves comme papier Ce vin ainsi preparé est appellé vin de coipeau, aiant prins son nom des coipeaux de fousteau dont il est composé Tel disoit estre Socrate, parce que, le voyant au dehors et l'estimant par l'exterieure apparence, n'en eussiez donné un coupeau d'oignon

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. éclat, morceau ou rognure qu’on enlève du bois avec un instrument tranchant. Gros copeaux. Menus copeaux. Copeaux de hêtre. Brûler des copeaux.

  2. On dit aussi par analogie Des copeaux d’acier, de cuivre, de plomb.

  3. Par extension, il désigne des Lamelles de bois très fines dont on fait des peignes ou des ornements.

  4. Il désigne aussi les Tranches fines de roche schisteuse dont on fait les ardoises.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • copeaux — pluriel — /kɔpo/ ou /kopo/
  • copeau — singulier — /kɔpo/ ou /kopo/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée copeau#18072.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.