converti
adjectif, /kɔ̃vɛʁti/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Qui a pris une autre nature. L'eau convertie en vapeur par le feu.
Son intérêt en amour converti Lui fait aimer le chef du contraire parti — Jean Mairet (1604-1686)
Carthage est convertie en un désert stérile — Marie-Joseph Chénier (1764-1811)
Amené d'une religion à une autre. Substantivement. Les convertis. Une convertie. Un nouveau converti. Une nouvelle convertie. Les nouveaux convertis, nom que l'on donna, après la révocation de Nantes, à ceux des protestants que la persécution contraignit à entrer dans l'Église catholique. Fig. Prêcher un converti, chercher à convaincre quelqu'un qui est de notre avis.
Achève tes bontés, représente avec moi Les saints progrès des cœurs convertis à ta foi — Rotrou (1609-1650)
Les Visigoths convertis de l'arianisme — Bossuet (1627-1704)
Ramené à de meilleurs sentiments, soit de religion, soit de morale. Se dit ironiquement, dans le langage de la politique, de celui qui passe d'un parti à un autre par un intérêt déguisé sous une fausse apparence de conviction.
Monsieur, que j'ai de joie de vous voir converti ! il y a longtemps que j'attendais cela, et voilà, grâce au ciel, tous mes souhaits accomplis — Molière (1622-1673)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- converties — pluriel féminin — /kɔ̃vɛʁti/
- convertis — pluriel masculin — /kɔ̃vɛʁti/
- convertie — singulier féminin — /kɔ̃vɛʁti/
- converti — singulier masculin — /kɔ̃vɛʁti/
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