contredit

contredit

adjectif, /kɔ̃tʁədi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

part. passé

  1. Qui éprouve contradiction, opposition. L'accusé contredit par les témoins. Un argument contredit.

    C'est le sort des nouveautés, même les mieux prouvées, que d'être contredites — Fontenelle (1657-1757)

    D'où vient qu'un culte si contredit, si pénible par ses observances, s'est seul perpétué dans le monde ? — Massillon (1663-1742)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • contredites — pluriel féminin — /kɔ̃tʁəditə/
  • contredits — pluriel masculin — /kɔ̃tʁədi/
  • contredite — singulier féminin — /kɔ̃tʁəditə/
  • contredit — singulier masculin — /kɔ̃tʁədi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée contredit#17831.

contredit

nom, masculin, /kɔ̃tʁədi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme de procédure. Écritures que fournit une partie contre la production de l'autre ; réponse à son dire.

    Sans tant de contredits et d'interlocutoires, Et de fatras et de grimoires, Travaillons.... — La Fontaine (1621-1695)

    Quel métier de passer son temps avec des chicanes et des contredits ! — Voltaire (1694-1778)

  2. Par analogie. Sans contredit, loc. adv. Sans qu'on puisse contredire ; certainement, assurément. Il est sans contredit le plus habile écrivain de son temps.

    Vous l'allez emporter sur nous sans contredit — Pierre Corneille (1606-1684)

    L'histoire.... est.... Un peu sujette à contredit — La Fontaine (1621-1695)

Étymologie : Contredit 1.

Historique : XIIe s. Mais qu'il seient si fort e en tel poesté, Que quanque il ferunt seit en stabilité, Devant els ne apel ne contredit furmé Tu deliverras mei des cuntredis del pople E jo ta venue al rei nuncierai, e puis, quant il ne te truverad, senz contredit me ocirad XIIIe s. Se ele est d'amor esprise, Malement lui est membré [souvenu], Comment j'ai à sa devise Sans nul contredis esté S'il ne fust, morte [je] fusse, n'i eüst [il n'y aurait eu] contredit Puis que li empereres l'ot commandé, nus n'i mist contredist Et s'il l'avoient mort ou pris, il n'averoient mais nul contredit au roiaume conquerre …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Affirmation que l’on oppose contre ce qui a été dit. Cette affirmation est sujette à contredit. Il est peu usité en ce sens.

  2. CONTREDITS, au pluriel, en termes de Palais, se dit des Pièces que l’on fournit en opposition à celles de la partie adverse. Fournir des contredits. Les dits et contredits.

  3. SANS CONTREDIT

  4. loc. adv.

  5. Sans qu’on puisse affirmer le contraire certainement. Il est, sans contredit, le meilleur écrivain de son temps.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • contredits — pluriel — /kɔ̃tʁədi/
  • contredit — singulier — /kɔ̃tʁədi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée contredit#17830.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.