contre-pied
nom, masculin, /kɔ̃tʁəpje/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de chasse. Voie que la bête a suivie, et que les chiens, se trompant, prennent au lieu de la voie que la bête continue. Suivre le contre-pied, suivre les traces à rebours.
Fig. Le contraire d'une chose.
Les gens avaient pris justement Le contre-pied du testament — La Fontaine (1621-1695)
Je chanterai fort bien le contre-pied de la chanson — Mme de Sévigné (1626-1696)
À contre-pied, loc. adv. Il n'a point de pluriel.
Il faut aller tout à contre-pied de ce qu'on veut lui inspirer — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Contre, et pied ; provenç. contrapes.
Historique : XVIe s. Ascagne prend le contre-pied [d'un avis émis en un conseil de guerre], exalte les forces fraisches et choisies par la chrestienté....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m. inv.
T. de Chasse — Direction prise par les chiens qui n’est plus celle que suit la bête. Les chiens avaient pris le contre-pied du cerf, du sanglier.
Il désigne au figuré le Contraire de quelque chose. Il prend toujours le contre-pied de ce qu’il faudrait dire, de ce qu’il faudrait faire.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- contre-pieds — pluriel
- contre-pied — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée contre-pied#70811.