contre-épreuve
nom, féminin, /kɔ̃tʁəɛpʁœvə/ ou /kɔ̃tʁəepʁœvə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de graveur. Estampe qui, tirée sur une épreuve fraîchement sortie de la presse, sert à donner l'estampe du même sens que le dessin ; elle sert aussi à faire connaître si la planche a besoin d'être retouchée. Tirer une contre-épreuve.
Fig. Ouvrage qui est une faible imitation d'un autre. Ce n'est qu'une pâle contre-épreuve de tel poëme.
Vote auquel on procède dans une assemblée délibérante, contre la proposition qui a été mise aux voix. La contre-épreuve est faite, et l'amendement rejeté. Au plur. Des contre-épreuves, c'est-à-dire des épreuves qui sont le contre, l'imitation.
Étymologie : Contre, et épreuve.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Peinture et de Gravure — Estampe ou dessin qu’on tire sur une estampe fraîchement imprimée, ou sur un dessin au crayon, et qui reproduit les mêmes traits, mais à rebours, le côté droit paraissant à gauche. Tirer une contre-épreuve.
Il se dit aussi, dans les Assemblées délibérantes, de l’Action de faire voter sur la proposition contraire à celle qui a d’abord été mise aux voix. Faire la contre-épreuve. Plusieurs membres se sont levés à la contre-épreuve. Des contre-épreuves.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- contre-épreuves — pluriel
- contre-épreuve — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée contre-épreuve#70759.