contre-coup
nom, masculin
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
s. m.
Répercussion d'un corps sur un autre. La balle a donné contre la muraille, et il a été blessé du contre-coup. Synonyme de contre, au jeu de billard.
Impression produite par un coup dans la partie opposée à celle qui a été atteinte. Le contre-coup rompit la poutre. Terme de chirurgie. Ébranlement qu'éprouvent certaines parties du corps à l'occasion d'un choc reçu dans d'autres parties plus ou moins éloignées et souvent diamétralement opposées. Fracture du crâne par contre-coup.
Fig. Par contre-coup, par une voie indirecte.
Événement fâcheux déterminé par un autre, Vous en sentiriez le contre-coup — Mme de Sévigné (1626-1696)
Nous parlâmes du contre-coup qu'elle ressentait de cette disgrâce — Mme de Sévigné (1626-1696)
Terme de manége. Saut imprévu que fait le cheval. Terme de vétérinaire. Altération dans les mouvements du flanc du cheval poussif, dite aussi soubresaut. Au plur. Des contrecoups, c'est-à-dire des coups contre, à côté.
Étymologie : Contre, et coup.
Historique : XVIe s. Le Reingraff porte son pistollet dans les dents de ce chef, l'autre le tue du contre-coup du sien Le roy receut un très grand coup de lance au corps, qui fust cause luy eslever la visiere, et un esclat du contre-coup luy donna au dessus du sourcil dextre
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée CONTRE-COUP.