contemplation

contemplation

nom, féminin, /kɔ̃tɑ̃plasjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de contempler. La contemplation des astres. En contemplation de, en vue de ; tournure qui a vieilli. Le père en contemplation de cette alliance, a donné.... On lui a donné ce bénéfice en contemplation de son savoir.

    Belle contemplation vraiment ! — BERN. DE S.-P.

    Il le revoit [l'incendie de Moscou] dans toute sa violence ; toute cette cité lui parut une vaste trombe de feu.... absorbé par cette funeste contemplation, il ne sortit d'un morne et long silence que pour s'écrier : ceci nous présage de grands malheurs — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)

  2. Profonde application de l'esprit à quelque objet, surtout aux objets purement intellectuels. Habitude d'esprit qui fait rêver et méditer. Dans la vie spirituelle, méditations relevées, qui vont jusqu'à rompre toute communication de l'esprit et du corps avec les choses sensibles.

    Il naît encore une opération de la liaison que l'attention met entre nos idées, c'est la contemplation : elle consiste à conserver, sans interruption, la perception, le nom ou les circonstances d'un objet qui vient de disparaître — Condillac (1714-1780)

    Le goût de la solitude et de la contemplation naquit dans mon cœur avec les sentiments expansifs et tendres, faits pour être son aliment — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Étymologie : Provenç. contemplatio ; espagn. contemplacion ; ital. contemplazione ; du latin contemplationem, de contemplari, contempler.

Historique : XIIe s. Ne sout [sut] nul la maniere de sun mal, se Deu nun, Que il faiseit al cors, ne de la passiun ; Del tut esteit li bers en contemplatiun XIIIe s. Cil qui par grant devocion, En trop grant contemplacion, Font aparoir en lor pensées Les choses qu'il ont porpensées XIVe s. De toutes les operacions qui sont selon vertu, la très plus delettable est speculacion ou contemplacion selon la vertu de sapience XVe s. De notre grace, pour amour et contemplation de nos bons sujets, avons ordonné.... Et [le roi] fut grandement à la contemplation et plaisance du peuple XVIe s. Passer son temps doulceme…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action de contempler. La contemplation des astres. Rester en contemplation devant un tableau. Il est en contemplation devant cette femme.

  2. Il se dit aussi d’une Profonde application de l’esprit à quelque objet, surtout aux objets purement intellectuels ou religieux. La contemplation des choses divines.

  3. Il se dit absolument d’une Certaine habitude d’esprit qui porte à la méditation, à la rêverie. Le goût de la solitude et de la contemplation.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • contemplations — pluriel — /kɔ̃tɑ̃plasjɔ̃/
  • contemplation — singulier — /kɔ̃tɑ̃plasjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée contemplation#17659.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.