consul

consul

nom, masculin, /kɔ̃syl/

Voir aussi : forme féminine consulesse · forme féminine consule

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Nom de deux magistrats qui exerçaient l'autorité suprême dans la république romaine, et dont le titre, non la fonction, se perpétua sous l'empire.

    Elle [Rome] tient des consuls sa gloire et sa puissance — Pierre Corneille (1606-1684)

    Et nos premiers consuls nous ont coûté des guerres — Pierre Corneille (1606-1684)

  2. Agent chargé de protéger ses nationaux, et spécialement les intérêts commerciaux en pays étranger. Le consul de France à Smyrne. Un consul général.

  3. Autrefois, nom, dans certaines municipalités de la France méridionale, des magistrats dits dans le Nord échevins.

  4. Autrefois, juge pris parmi les marchands pour connaître d'affaires commerciales. Un juge consul. Les consuls des marchands. Les juges-consuls. La juridiction des consuls. Avoir une affaire aux consuls.

    Les tribunaux de commerce ont remplacé les juges-consuls

  5. Les trois magistrats auxquels la constitution de l'an VIII avait confié le gouvernement de la république française. Le second et le troisième consul avaient seulement voix consultative. Premier consul, titre donné à Bonaparte pendant la durée de cette constitution, et qui lui assurait tout le pouvoir.

Étymologie : Lat. consul, de même radical que consilium, conseil.

Historique : XIIIe s. Et morut Huguelin consules des Pisans d'Acre XIVe s. Et en la maniere que un consul disoit à ceulz de la cité

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Un des deux magistrats qui avaient la principale autorité dans la République romaine.

  2. Il s’est dit, en France, des Trois magistrats suprêmes auxquels la Constitution de l’an VIII avait confié le gouvernement de la République. Premier consul.

  3. Il se dit aussi d’un Agent chargé par un gouvernement de protéger les intérêts privés et commerciaux des nationaux résidant à l’étranger, d’exercer à leur égard diverses attributions de l’état et, dans certains pays, une juridiction, etc. Consul de France à Smyrne. Consul général. Consul français. Consul anglais. Vice-consul.

  4. Il se disait à Paris, et dans quelques autres villes, de Juges pris parmi les marchands et les négociants, pour connaître sommairement de certaines affaires urgentes en matière de commerce. Par-devant les juges-consuls. Par sentence des consuls. Les tribunaux de commerce ont remplacé les juges-consuls.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • consuls — pluriel — /kɔ̃syl/
  • consul — singulier — /kɔ̃syl/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée consul#17610.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.