constant
adjectif, /kɔ̃stɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui a de la constance. Constant en amitié. Poétiquement.
Dans leur juste haine animés et constants — Pierre Corneille (1606-1684)
Le peuple romain a été le plus constant dans ses maximes — Bossuet (1627-1704)
Qui a de la constance en amour. Un cœur constant. Un amant constant.
Serez-vous constante, madame, dans ces bontés que vous me témoignez ? — Molière (1622-1673)
En parlant des choses.
Ô trop constante foi ! — Jean Racine (1639-1699)
Grands dieux ! combien elle est jolie ! Et pour moi ses feux sont constants — Béranger (1780-1857)
Qui ne varie pas. Il n'y a rien de constant en ce monde. Vents constants. Une tradition constante. Terme de mathématiques. Quantité constante, ou, elliptiquement, constante, quantité qui demeure la même, tandis que d'autres croissent et décroissent.
Une assiette ferme et une dernière base constante — Pascal (1623-1662)
Certain, indubitable, bien établi. La chose est constante. Une vérité constante. Il est constant qu'il a dit cela. Il n'est pas constant qu'il ait dit cela.
Il faut tenir pour constant que cette proposition est vraie — Descartes (1596-1650)
Il passe pour constant que.... — Pierre Corneille (1606-1684)
En termes d'ancienne pratique, constant s'est employé comme une préposition au sens de pendant. Constant le mariage, pendant la durée du mariage.
Étymologie : Lat. constans, participe présent de constare, se tenir avec, être d'accord avec, être solide (voy. CONSTER).
Historique : XIVe s. Ta constant obedience et vraie humilité sont par moy esprouvées Entre celles menaces de fortune apparut il si fiers et si constans Et ne font force de tele mort souffrir, et sont constans sans perdre, pour ce, usage de raison XVe s. Adonc furent les deux amans si prins [touchés], qu'il n'y eut si constant qui ne perdist toute contenance XVIe s. Courage constant Fonder un jugement constant et uniforme Une enorme difformité corporelle, vice constant, inamendable
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui a de la constance. Il a montré une âme constante dans les plus grands revers. Il est ferme et constant dans l’adversité. Il est constant dans ses desseins, dans son travail. Constant en amour, dans son amour. Un coeur constant. Une ferme et constante résolution.
Il se dit figurément des Choses qui demeurent toujours ou longtemps en même état. Bonheur constant. Tradition constante.
Vents constants, Vents qui soufflent régulièrement dans la même direction, tels que les vents alizés et les moussons.
En termes de Géométrie, Quantités constantes, Quantités qui demeurent toujours les mêmes, par opposition aux quantités variables, qui changent continuellement. On dit elliptiquement La constante. Une constante.
Par extension, il signifie aussi Qui est certain, indubitable. Le fait est constant. Il demeure constant que...
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- constantes — pluriel féminin — /kɔ̃stɑ̃tə/
- constants — pluriel masculin — /kɔ̃stɑ̃/
- constante — singulier féminin — /kɔ̃stɑ̃tə/
- constant — singulier masculin — /kɔ̃stɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée constant#17550.