consécration
nom, féminin · /kɔ̃sekʁasjɔ̃/ ou /kɔ̃sɛkʁasjɔ̃/
Usage : peu fréquent (0.76 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Reconnaissance officielle et solennelle qui vient couronner la valeur, le succès ou le mérite de quelqu'un ou de quelque chose.
Ce prix a été pour elle la consécration de vingt ans d'efforts.
Synonyme : couronnement.
Religion. Rite religieux par lequel une personne, un lieu ou un objet est déclaré sacré et voué au culte.
La consécration de l'église aura lieu en présence de l'évêque.
« Le P. Bourgoing n'avait pas attendu la consécration mystique ; il s'était dès son enfance consacré lui-même par la pratique persévérante de la piété »Bossuet (1627-1704)
Religion. Dans la liturgie catholique, moment de la messe où le prêtre consacre le pain et le vin.
Au moment de la consécration, les fidèles s'agenouillent dans le silence.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- consécrations : pluriel · /kɔ̃sekʁasjɔ̃/ ou /kɔ̃sɛkʁasjɔ̃/
- consécration : singulier · /kɔ̃sekʁasjɔ̃/ ou /kɔ̃sɛkʁasjɔ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 2 sens
s. f.
Détermination d'une chose ou d'une personne à quelque usage religieux, qui se fait ordinairement avec des cérémonies religieuses. La consécration d'un temple. Terme de numismatique. Apothéose d'un empereur romain, ordinairement figurée par un aigle qui prend son essor. Dans le langage général, destination. La consécration de ce bâtiment à un service public, etc.
Action du prêtre qui consacre le pain et le vin à la messe. Au moment de la consécration. Action de consacrer un évêque, un prêtre, une religieuse.
Le P. Bourgoing n'avait pas attendu la consécration mystique ; il s'était dès son enfance consacré lui-même par la pratique persévérante de la piétéBossuet (1627-1704)
Faibles évêques, malheureux clergé qui aime mieux prendre la forme de la consécration dans le livre fait depuis peu, il n'y avait que dix ans, sous Édouard VI, et confirmé par l'autorité du parlement, que dans le livre des sacrements de saint GrégoireBossuet (1627-1704)
Étymologie : Provenç. consecracion ; espagn. consagracion ; ital. consecrazione ; du latin consecrationem, de consecrare, consacrer.
Historique : XIIIe s. Nos apelons proprement saintes choses qui ne sont ne saintes ne dessaintes, mès sont confermées par consecration Le servise de sainte Esglise escoute devotement et de cuer et de bouche, especialement en la messe, que la consecration est faite XVe s. Avant la consecration, le roi fit là devant l'autel tous les jeunes chevaliers nouveaux
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens
n. f.
Action de consacrer. La consécration d’un temple, d’une église, d’un calice. La consécration d’un évêque.
Il se dit, absolument et par excellence, de l’Action par laquelle le prêtre consacre quand il célèbre la messe. Avant la consécration. Après la consécration. La consécration étant faite. Les paroles de la consécration.
Il se dit aussi, par extension, de l’Action de sanctionner, de rendre durable. Cette loi n’a pas encore reçu la consécration de l’expérience. Ce mot n’a pas reçu la consécration de l’usage.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée consécration#17626.