consécration
nom, féminin, /kɔ̃sekʁasjɔ̃/ ou /kɔ̃sɛkʁasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Détermination d'une chose ou d'une personne à quelque usage religieux, qui se fait ordinairement avec des cérémonies religieuses. La consécration d'un temple. Terme de numismatique. Apothéose d'un empereur romain, ordinairement figurée par un aigle qui prend son essor. Dans le langage général, destination. La consécration de ce bâtiment à un service public, etc.
Action du prêtre qui consacre le pain et le vin à la messe. Au moment de la consécration. Action de consacrer un évêque, un prêtre, une religieuse.
Le P. Bourgoing n'avait pas attendu la consécration mystique ; il s'était dès son enfance consacré lui-même par la pratique persévérante de la piété — Bossuet (1627-1704)
Faibles évêques, malheureux clergé qui aime mieux prendre la forme de la consécration dans le livre fait depuis peu, il n'y avait que dix ans, sous Édouard VI, et confirmé par l'autorité du parlement, que dans le livre des sacrements de saint Grégoire — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Provenç. consecracion ; espagn. consagracion ; ital. consecrazione ; du latin consecrationem, de consecrare, consacrer.
Historique : XIIIe s. Nos apelons proprement saintes choses qui ne sont ne saintes ne dessaintes, mès sont confermées par consecration Le servise de sainte Esglise escoute devotement et de cuer et de bouche, especialement en la messe, que la consecration est faite XVe s. Avant la consecration, le roi fit là devant l'autel tous les jeunes chevaliers nouveaux
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de consacrer. La consécration d’un temple, d’une église, d’un calice. La consécration d’un évêque.
Il se dit, absolument et par excellence, de l’Action par laquelle le prêtre consacre quand il célèbre la messe. Avant la consécration. Après la consécration. La consécration étant faite. Les paroles de la consécration.
Il se dit aussi, par extension, de l’Action de sanctionner, de rendre durable. Cette loi n’a pas encore reçu la consécration de l’expérience. Ce mot n’a pas reçu la consécration de l’usage.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- consécrations — pluriel — /kɔ̃sekʁasjɔ̃/ ou /kɔ̃sɛkʁasjɔ̃/
- consécration — singulier — /kɔ̃sekʁasjɔ̃/ ou /kɔ̃sɛkʁasjɔ̃/
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