conquête

conquête

nom, féminin, /kɔ̃kɛtə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de conquérir. Vivre comme dans un pays de conquête, vivre à discrétion, sans gêne.

    Ils iront sans frayeur de conquête en conquête — Pierre Corneille (1606-1684)

    La conquête des Gaules porte au plus haut point la gloire et la puissance de César — Bossuet (1627-1704)

  2. Résultat de la conquête ; terre, ville conquise. Napoléon perdit toutes ses conquêtes.

    Mais quoi ? Rien ne remplit Les vastes appétits d'un faiseur de conquêtes — La Fontaine (1621-1695)

  3. Fig. Terme d'horticulture. Conquête se dit quelquefois d'une variété nouvelle d'une plante qu'on obtient par des semis. Faire la conquête de quelqu'un, lui inspirer de la sympathie. Cet homme a des qualités aimables, il a fait ma conquête.

    De ces mêmes forfaits vous serez la conquête — Pierre Corneille (1606-1684)

    Il a fait de l'État une juste conquête — Pierre Corneille (1606-1684)

  4. Victoire qui s'obtient sur un cœur, dans les relations amoureuses, et aussi personne conquise. C'est une jeune et jolie personne qui fera bien des conquêtes. Familièrement. Avoir, se donner des airs de conquête, prendre des airs avantageux et comme si on allait plaire à toutes les femmes qui se présenteront.

    Tant qu'ils ne sont qu'amants, nous sommes souveraines, Et jusqu'à la conquête ils nous traitent de reines — Pierre Corneille (1606-1684)

    Oui, qu'un d'eux me l'apporte [la tête de Rodrigue], et je suis sa conquête [je me donne à lui] — Pierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Féminin de conquêt ; provenç. conquesta ; espagn. et ital. conquista.

Historique : XIIIe s. Si auroit le quart de toute la conqueste et dedens la cité et defors XVIe s. Le refus que luy feirent les Macedoniens de passer outre à la conqueste des Indes

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action de conquérir ou Chose conquise. Faire la conquête d’un pays. Garder ses conquêtes. étendre ses conquêtes. Agrandir son état par des conquêtes. Pays de conquête. Fig., Les paisibles conquêtes de la religion. De nouvelles conquêtes étendent chaque jour le domaine de la science.

  2. Vivre comme dans un pays de conquête, Vivre à discrétion.

  3. Il se dit dans un sens particulier, en parlant de l’Amour, de la sympathie. La conquête d’un amant. Elle fait tous les jours de nouvelles conquêtes. Cet homme a des qualités aimables, il a fait ma conquête.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • conquêtes — pluriel — /kɔ̃kɛtə/
  • conquête — singulier — /kɔ̃kɛtə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée conquête#17427.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.