conquérant

conquérant

adjectif, /kɔ̃kɛʁɑ̃/ ou /kɔ̃keʁɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

adj.

  1. Qui conquiert, qui fait des conquêtes. Un roi conquérant. Familièrement. Avoir un air conquérant, tirer avantage de sa bonne mine, pour gagner le cœur des belles, et aussi afficher de la présomption.

    Que sont dans leurs succès les peuples conquérants ? Des sujets moins heureux sous des rois plus puissants — Casimir Delavigne (1793-1843)

    David, belliqueux et conquérant, subjugue les ennemis du peuple de Dieu — Bossuet (1627-1704)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • conquérantes — pluriel féminin — /kɔ̃keʁɑ̃tə/ ou /kɔ̃kɛʁɑ̃tə/
  • conquérants — pluriel masculin — /kɔ̃keʁɑ̃/ ou /kɔ̃kɛʁɑ̃/
  • conquérante — singulier féminin — /kɔ̃keʁɑ̃tə/ ou /kɔ̃kɛʁɑ̃tə/
  • conquérant — singulier masculin — /kɔ̃keʁɑ̃/ ou /kɔ̃kɛʁɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée conquérant#17423.

conquérant

nom, masculin, /kɔ̃kɛʁɑ̃/ ou /kɔ̃keʁɑ̃/

Voir aussi : forme féminine conquérante

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Celui qui a fait de grandes conquêtes. On le dit au féminin. Zénobie fut une illustre conquérante.

    Tous les conquérants, Pour être usurpateurs, ne sont pas des tyrans — Pierre Corneille (1606-1684)

    Seigneur, ce conquérant garde bien ses conquêtes — Pierre Corneille (1606-1684)

  2. Au moral.

    Je l'ai vu vers le temple où son hymen s'apprête, Mener, en conquérant, sa nouvelle conquête — Jean Racine (1639-1699)

    Et conquérant des cœurs vaincus par ma clémence — Voltaire (1694-1778)

  3. Fig. Jeune homme bien fait, qui, par son air, par ses manières et par sa bonne mine, gagne le cœur des belles. Au féminin.

    Si j'avais à revivre, je voudrais être une aimable conquérante ; la beauté a un droit naturel de commander aux hommes — Fontenelle (1657-1757)

    Non que Psyché ne pût se passer de ces choses [de toilette], elle n'était pas de ces conquérantes à qui il faut un peu d'aide — La Fontaine (1621-1695)

  4. Les conquérants, surnom des anabaptistes qui avaient Muncer pour chef.

Étymologie : Conquérant 1. L'ancien français disait aussi conqueror, qui est resté dans l'anglais.

Historique : XIIe s. Tuit bachelier et noble conquerant Aseïs et Pepins, cil furent conquerant, Et Charlemagne d'Aix, cui Dieux parama tant XVIe s. Pompeius conquerant de la moitié du monde

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. Celui, celle qui acquiert par les armes. Alexandre fut un grand conquérant. Guillaume le Conquérant. Zénobie fut une illustre conquérante. Adjectivement, Un roi, un peuple conquérant. Les nations conquérantes.

  2. Fig. et fam., Avoir l’air conquérant, se dit de Quelqu’un qui se présente avec un extérieur confiant et présomptueux.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • conquérants — pluriel — /kɔ̃keʁɑ̃/ ou /kɔ̃kɛʁɑ̃/
  • conquérant — singulier — /kɔ̃keʁɑ̃/ ou /kɔ̃kɛʁɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée conquérant#17422.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.