connivence
nom, féminin, /kɔnivɑ̃sə/ ou /konivɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de conniver, et, par suite, dessein prémédité de ne pas nuire, de cacher la faute d'un autre.
Le silence serait une connivence criminelle — Bossuet (1627-1704)
Action de prêter les mains à quelque chose de secret ou de coupable. Ils agirent de connivence.
Étymologie : Lat. conniventia, de connivens, connivent.
Historique : XVIe s. Ceste maniere de proceder ne peut estre dite connivence ne dissimulation
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Complicité par tolérance et dissimulation d’un mal qu’on doit ou qu’on peut empêcher. Connivence manifeste. La connivence du magistrat, des juges. La connivence du père a été cause du désordre de ses enfants.
Il se prend par extension pour Entente secrète, intelligence avec quelqu’un. Ils étaient de connivence pour, etc. Agir de connivence.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- connivences — pluriel — /kɔnivɑ̃sə/ ou /konivɑ̃sə/
- connivence — singulier — /kɔnivɑ̃sə/ ou /konivɑ̃sə/
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