connétable
nom, masculin, /kɔnetablə/ ou /konɛtablə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Titre du principal officier dans la maison des premiers rois de France et dans celle des grands feudataires.
L'office de connétable de Normandie appartenait au même titre [héréditaire] à la maison du Houmet, comme le reconnaît en 1190 une charte du roi Richard — GUIZOT
Titre du commandant général des armées. La charge, l'épée de connétable. La charge de connétable commença l'an 1218 sous Louis VIII, et fut supprimée en 1627 après la mort du connétable de Lesdiguières. Cette dignité avait été renouvelée en France, mais sans aucun pouvoir effectif, dans la constitution impériale du 28 floréal an XII. Le connétable était le cinquième des grands dignitaires de l'empire. S. f. La femme d'un connétable. Mme la connétable.
Titre héréditaire dans certains pays. Le connétable de Castille.
Titre qui se donnait aux gouverneurs de villes, de places fortes. Dans l'ancienne artillerie, officiers subalternes qui présidaient à la distribution de la poudre, des boulets et de tout ce qui regarde le canon.
Étymologie : Provenç. conestable ; espagn. condestable ; portug. condestavel ; ital. conestabile ; du latin comes stabuli, comte de l'étable (voy. COMTE et ÉTABLE), officier qui, d'abord chargé du soin des étables dans la maison, devint par la suite chef d'une troupe de guerre, chef général de l'armée et aussi chef de toutes sortes de choses, un territoire, un quartier, une section d'artillerie. Voltaire a donné l'étymologie de ce mot dans son opéra du Baron d'Otrante, II, 3 : Seigneur, je suis baronne, et mon père autrefois Dans Otrante a donné des lois ; Il était connétable ou comte d'écurie.
Historique : XIIe s. David survit [passa en revue] sa ost ; si fist cunestables sur mil chevaliers, et altres sur cent XIIIe s. Et li rois l'ot fet conestable De sa meson et de sa table .... Par ce conmença la noise Par mal pechié et par deable Vers Ysengrin le conestable Et après li prelas prent le gonfanon dou conestable et le beneist de l'aigue beneite Lors dit le connestable monseigneur Hymbert de Biaujeu au roy que un Beduyn estoit venu XIVe s. Sçavoir faisons à tous presens et à venir, que sur ce que notre très cher et feal cousin Raoul, comte de Eu, connestable de France, disoit et maintenoit que ce…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Premier officier militaire de la couronne, qui avait le commandement général des armées.
Il était aussi un Titre de dignité qui se donnait à quelques personnes de qualité, dans la maison desquelles il était héréditaire.
CONNÉTABLE était aussi féminin. Madame la connétable.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- connétables — pluriel — /kɔnetablə/ ou /konɛtablə/
- connétable — singulier — /kɔnetablə/ ou /konɛtablə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée connétable#17411.