conjouir (se)
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
v. réfl.
Se réjouir avec quelqu'un de ce qui lui est arrivé d'heureux. V. n.
Permettez, mes frères, qu'à l'occasion de cette sainte solennité je me conjouisse avec vous de la consécration de ce nouveau temple dans votre ville — P. BRIDAINE
Dans tous ces cas d'actions charitables, l'homme est mû par un attrait intérieur pour son semblable, par une secrète sympathie qui le fait aimer, conjouir et condouloir — PROUDHON
Étymologie : Provenç. conjoir ; de congaudere, du latin cum, et gaudere, avoir joie (voy. JOUIR).
Historique : XIIe s. Guiteclins les conjot et salue et mercie Chien mu n'aboient pas, sus le banc lié sunt ; As larruns conjoïssent, al mesfait od els sunt XIIIe s. Por ce que [je] ne puis à mon gré conjoïr Forment les honora li rois et conjoï Et toute Flandres le tenoit à signeur, et moult le conjoïrent Et se il vait la messe oïr, Ce n'est pas por Dieu conjoïr, Ainz est por des deniers avoir XVe s. [Il] Vint en Brabant par devers le roi Edouard d'Angleterre, qui le reçut et le conjouit moult grandement XVIe s. La reyne d'Angleterre envoya se conjouyr avec elle de son arrivée en Escosse Il s'estoit conjoui…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
v. pron.
Se réjouir avec quelqu’un de quelque chose d’agréable, d’avantageux qui lui est arrivé. Il a vieilli.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée CONJOUIR (SE).