confirmation

confirmation

nom, féminin, /kɔ̃fiʁmasjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de confirmer, de garantir, d'assurer une chose. La confirmation d'un privilége. La confirmation d'une nouvelle. Ce fait mérite confirmation. Il m'a donné de nouvelles confirmations de son amitié en me recommandant chaudement.

    J'attends avec impatience mes lettres de vendredi : il me faut encore cette confirmation de votre chère et précieuse santé — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. Terme de jurisprudence. Approbation ou ratification d'un acte. Maintien d'une décision judiciaire par une juridiction supérieure.

  3. Sacrement, le quatrième en ordre, dans lequel l'évêque forme le signe de la croix sur le front de l'homme baptisé pour l'affermir et le fortifier dans la grâce reçue au baptême.

    Monseigneur ne donnera la confirmation qu'aux personnes exactement instruites de toutes les principales vérités du catéchisme — Fénelon (1651-1715)

  4. Terme de rhétorique. Partie du discours où l'on prouve ce qu'on a avancé et où l'on range les preuves dans un ordre capable de persuader. La confirmation vient ordinairement après la narration, dans le genre judiciaire.

Étymologie : Provenç. cofermatio, confirmation ; espagn. confirmacion ; ital. confermazione ; du latin confirmationem (voy. CONFIRMER).

Historique : XIIIe s. Ofice de meor [maire] ne se doit pas fere devant la confirmacion XIVe s. C'est à dire que la confirmacion de la ditte election demourast vers les Peres XVe s. Et le roy lui eust donné à sa vie certaine pension ; Qu'il vous plaise, seigneur très redoubté, Retenue ait et confirmacion XVIe s. Ceste confirmation est accomplie par onction et telle forme de paroles : Je te marque par le signe de la sainte croix, et confirme par onction de salut Pour la confirmation de la dite espine [du dos] et plus facile flexion d'icelle Que ce que nous avons dit soit vray, nous en asseurerions, si nous a…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Ce qui rend une chose ferme et stable. La confirmation d’un jugement, d’un arrêt. Obtenir des lettres de confirmation. Confirmation de privilèges, de droits, de prérogatives, etc. La confirmation ou ratification d’un acte.

  2. Il se dit aussi de la Certitude qu’on acquiert d’une chose qui avait déjà été donnée pour vraie. Entière confirmation. Pour plus grande confirmation. La confirmation d’une nouvelle. La confirmation d’une promesse. On m’a dit telle chose, j’en ai reçu la confirmation de tel endroit. Cela a besoin de confirmation, mérite confirmation.

  3. En termes de Rhétorique, il se dit de la Partie du discours oratoire qui suit la narration et par laquelle on prouve ce qu’on vient d’avancer.

  4. En termes de Théologie, il se dit du Sacrement par lequel les chrétiens, en recevant le Saint-Esprit avec l’abondance de ses dons, sont confirmés dans la grâce reçue au baptême. Le sacrement de Confirmation. L’évêque seul peut donner la Confirmation. Recevoir la Confirmation.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • confirmations — pluriel — /kɔ̃fiʁmasjɔ̃/
  • confirmation — singulier — /kɔ̃fiʁmasjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée confirmation#17175.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.