confession
nom, féminin · /kɔ̃fɛsjɔ̃/ ou /kɔ̃fesjɔ̃/
Usage : fréquent (11 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Religion. Aveu de ses péchés fait à un prêtre, dans la religion catholique
Il est allé à confession avant la messe de Pâques.
« Il faut bien vous faire ma confession générale »Antoine Hamilton (1646-1720)
« Vous pouvez bien déchirer nos corps.... le spectateur céleste de notre confession nous les rendra plus glorieux et plus éclatants »Massillon (1663-1742)
Aveu, déclaration spontanée d'une faute, d'un secret ou d'un fait qu'on tenait caché
Synonyme : aveu.
« En exigeant de moi cette confession, Vous me sollicitez d'une lâche action »Rotrou (1609-1650)
Religion. Appartenance à une religion, à un groupe religieux ou à un culte particulier.
Il est de confession protestante.
« Pour dresser de nouvelles confessions de foi »Bossuet (1627-1704)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Expressions : secret de la confession
Grammaire et formes (2)
- confessions : pluriel · /kɔ̃fesjɔ̃/ ou /kɔ̃fɛsjɔ̃/
- confession : singulier · /kɔ̃fesjɔ̃/ ou /kɔ̃fɛsjɔ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 4 sens
s. f.
Déclaration que l'on fait de ses péchés au prêtre catholique. Billet de confession, attestation par laquelle un prêtre certifie avoir entendu quelqu'un en confession. Billet de confession, certificat de croyance à la bulle Unigenitus, donné à un malade pour recevoir les sacrements, lors des querelles suscitées par cette bulle, au milieu du XVIIIe siècle. Fig. et familièrement. On lui donnerait le bon Dieu sans confession, se dit des personnes qui, par leurs dehors ou par leur réputation, inspirent une entière confiance. Confession auriculaire ou privée, confession qui se fait à l'oreille du prêtre, par opposition à la confession publique qui a été usitée dans la primitive Église. Confier quelque chose sous le sceau de la confession, le confier à condition d'un secret absolu. S. f. plur. Ouvrages de différents auteurs qui y font l'aveu des erreurs de leur vie. Les Confessions de St Augustin. Les Confessions de J. J. Rousseau.
Il disait qu'il ne mourrait jamais sans confessionMme de Sévigné (1626-1696)
Nous ménageons de lui faire faire une bonne confessionMme de Sévigné (1626-1696)
Aveu, déclaration d'un fait. La confession du crime rend la défense impossible. Je le prouverai par votre propre confession. Terme de jurisprudence. Aveu de la partie adverse. On ne doit pas diviser la confession, c'est-à-dire on ne doit pas en prendre seulement ce qui convient et rejeter le reste. Terme de rhétorique. Figure qui consiste à avouer la faute dont on est accusé.
En exigeant de moi cette confession, Vous me sollicitez d'une lâche actionRotrou (1609-1650)
Par la confession de votre ÉgyptienneMolière (1622-1673)
Action de confesser Jésus-Christ, de faire profession publique de la foi chrétienne. Lieu où l'on honore les reliques d'un saint. La confession de saint Pierre, à Rome, est un lieu fort respecté.
Vous pouvez bien déchirer nos corps.... le spectateur céleste de notre confession nous les rendra plus glorieux et plus éclatantsMassillon (1663-1742)
Confession de foi, ou, simplement, confession, liste ou dénombrement et déclaration des articles de la foi de l'Église romaine et des autres églises chrétiennes. Signer une confession. Confession d'Augsbourg, déclaration de la créance des protestants, ainsi dite, parce qu'elle fut présentée dans cette ville à l'empereur Charles-Quint en 1530. Terme de liturgie. La prière nommée aussi Confiteor.
Pour dresser de nouvelles confessions de foiBossuet (1627-1704)
Peu de gens sont disposés à signer une confession de foi en blanc ; or ce serait en signer une en blanc que vous rempliriez ensuite de tout ce qu'il vous plairaitPascal (1623-1662)
Étymologie : Provenç. confessio ; espagn. confesion ; ital. confessione ; du latin confessionem (voy. CONFESSER).
Historique : XIIe s. De ceste espée qui me pent au giron, Lui ai donné si grant confession.... Confession la belle demanda XIVe s. Se un prestre scet par confession le crime d'un home, il ne peut tel home punir ne excommenier XVIe s. Il m'a semblé plus qu'utile de mettre en avant cette confession de foi La confession auriculaire
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 7 sens
n. f.
Aveu, déclaration que l’on fait de quelque chose. Confession sincère, franche, ingénue. Confession forcée, extorquée. Désirez-vous une plus ample, plus entière, plus franche, plus expresse confession?
Confession de foi, ou absolument Confession, Déclaration, exposition faite, de bouche ou par écrit, de la foi que l’on professe. En mourant il fit sa confession de foi. La confession de foi de telles églises. La confession des églises réformées. La confession d’Augsbourg.
CONFESSIONS, au pluriel, a été donné pour titre, par différents auteurs, à des Mémoires où ils font l’aveu des erreurs de leur vie. Les Confessions de saint Augustin. Les Confessions de J.-J. Rousseau.
CONFESSION se dit, dans l’église catholique, de l’Action d’avouer ses péchés à un prêtre pour obtenir le pardon de Dieu. Faire une bonne confession. Entendre quelqu’un en confession. Le secret de la confession.
Billet de confession, Attestation par laquelle un prêtre certifie qu’il a entendu quelqu’un en confession.
Fam., On lui donnerait le bon Dieu sans confession, se dit d’une Personne dont l’extérieur annonce beaucoup de douceur, de simplicité. Il se prend souvent en mauvaise part.
Fig., Confier quelque chose à quelqu’un sous le sceau de la confession, à condition que le secret en sera inviolable.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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