condamnation

condamnation

nom, féminin, /kɔ̃danasjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de condamner ; jugement qui condamne. Il y a eu condamnation contre lui. Condamnation à l'amende, aux travaux forcés. Condamnation contradictoire. La chose à laquelle on est condamné. Condamnation solidaire. La peine infligée. Subir sa condamnation. Au plur. Les condamnations, amende, dommages-intérêts, réparations, frais, etc. résultant du jugement. Acquitter les condamnations. Passer condamnation, consentir que la partie adverse obtienne jugement à son avantage. Subir condamnation, acquiescer à un jugement dont on pourrait interjeter appel. Fig. Passer condamnation, reconnaître qu'on a eu tort. Dans le même sens, prendre condamnation.

    Il a peur qu'on ne croie qu'il ait passé condamnation sur les livres de Mme Guyon — Bossuet (1627-1704)

    Ce ministre passe condamnation pour Luther et pour Mélanchthon — Bossuet (1627-1704)

  2. Blâme. Notre amour-propre souffre plus patiemment la condamnation de nos goûts que de nos opinions.

  3. Ce qui fait improuver, blâmer. La conduite de ce ministre est la condamnation de celle qu'ont tenue ses prédécesseurs.

    Ils auraient porté avec eux leur condamnation — Bossuet (1627-1704)

    Il a mangé et bu sa condamnation [en communiant] — Massillon (1663-1742)

Étymologie : Provenç. condemnacion, conaempnation ; espagn. condenacion ; ital. condennazione ; du latin condemnationem, de condemnare, condamner.

Historique : XVIe s. Il faut que moi et eux passions condamnation sitost que Dieu a parlé Nous avons esté rachetez de condamnation de mort XVIe s. Ajoutez : En verité, en verité, je vous dis que qui oit ma parolle et croit à celluy qui m'a envoyé, il a vie eternelle et ne vient point en condemnation Il [l'evesque] ne soit point novice, affin que par elevation d'orgueil ne cheie en la condemnation du diable

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Action de condamner ; jugement qui condamne, ou par lequel on est condamné. Il y a eu condamnation contre lui. Prononcer condamnation. Condamnation à une peine infamante. Condamnation par défaut.

  2. Passer condamnation, Consentir que la partie adverse obtienne jugement à son avantage. Il signifie figurément Avouer qu’on a tort. Je passe condamnation.

  3. Accepter, subir condamnation, Subir, sans interjeter appel, la peine à laquelle on a été condamné.

  4. Il s’emploie au figuré pour signifier que Quelqu’un ou quelque chose est digne de blâme. La condamnation des abus. La conduite de ce ministre est la condamnation de celle qu’ont tenue ses prédécesseurs.

  5. Il se dit quelquefois des Choses mêmes auxquelles on est condamné, comme une somme d’argent, des dommages et intérêts. Faire, subir sa condamnation. Spécialement, au pluriel. Payer le montant des condamnations. Acquitter le montant des condamnations.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • condamnations — pluriel — /kɔ̃danasjɔ̃/
  • condamnation — singulier — /kɔ̃danasjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée condamnation#17079.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.