commodité
nom, féminin, /kɔmɔdite/ ou /komodite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Qualité de ce qui est commode. Le voisinage du parc nous procure la commodité de la promenade. C'est d'une grande commodité. Avoir une chose à sa commodité. Au plur. Aises, agréments. Les commodités de la vie.
Il fait le plan des bâtiments, exagère la commodité des appartements, ainsi que la richesse et la propreté des meubles — La Bruyère (1645-1696)
Quelques auteurs traitent la morale comme on traite la nouvelle architecture, où l'on cherche avant tout la commodité — Vauvenargues (1715-1747)
Fortune aisée. Vieux en ce sens.
Jamais homme n'a eu moins que lui [d'Elbœuf] l'art de se faire plaindre dans sa misère ; la commodité ne le releva pas ; et, s'il fût parvenu jusques à la richesse, on l'eût envié comme partisan — Cardinal de Retz (1613-1679)
Facilité qu'offre le caractère. La commodité de l'humeur.
Ces traits flatteurs qui enlevaient le peuple d'Athènes, ces manières insinuantes qui prennent les hommes par leurs commodités ne sont plus d'usage ici — Fénelon (1651-1715)
Temps opportun, occasion. Faites cela à votre commodité.
La confession, si l'on en a la commodité — Pascal (1623-1662)
Ma sœur devait vous en faire un récit plus exact à sa première commodité — Pascal (1623-1662)
Service de voitures ; occasion de message.
Avez-vous une commodité pour aller là ? Je vous enverrai par la première commodité un ouvrage — Bossuet (1627-1704)
À toutes les demi-heures il part de ces commodités qui vont.... — Regnard (1655-1709)
Au plur. Lieux d'aisances. Commodités à l'anglaise, siége dont le tuyau s'ouvre et se ferme à volonté à l'aide d'un tampon mobile. On n'a pas toutes ses commodités dans ce monde.
La princesse d'Harcourt ne se faisait faute de ses commodités au sortir de table, qu'assez souvent elle n'avait pas le loisir de gagner, et salissait le chemin.... — Saint-Simon (1675-1755)
Étymologie : Bourguig. quemôditai ; provenç. comoditat ; espagn. comodidad ; ital. comodità ; du latin commoditatem, de commodus, commode (voy. COMMODE).
Historique : XVe s. Tandis que ils avoient lieu et commodité XVIe s. Montgommeri avoit depesché le capitaine la Meausse avec cinq barques chargées de poudre et autres commoditez Pour très grand ornement s'acompte le bon voisin, à cause des infinies commodités qu'on reçoit de sa douce et vertueuse conversation Il ne pouvoit bonnement prendre la peine d'aguetter ses commodités, comme font les jeunes gens Y a-t-il profit, y a-t-il commodité, y a-t-il grandeur qu'on deust achepter si cherement ?
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Tout ce qui facilite l’usage d’une chose et la rend utile et agréable. ou Cet usage même rendu utile et agréable. Les dégagements font toute la commodité d’une maison. Il y a bien des commodités dans cette maison-là. C’est un petit appartement où l’on a toutes ses commodités. Les commodités de la vie. Pour plus de commodité. Prenez votre commodité. Faites cela à votre commodité. Avoir une chose à sa commodité. Le voisinage du parc nous procure la commodité de la promenade.
COMMODITÉS, au pluriel, s’est dit des Lieux d’aisances.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- commodités — pluriel — /kɔmɔdite/ ou /komodite/
- commodité — singulier — /kɔmɔdite/ ou /komodite/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée commodité#16633.