commode

commode

adjectif, /komɔdə/ ou /kɔmɔdə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (9 sens)

Littré (1873) — entrée 1

adj.

  1. Qui se prête à l'usage requis ; qui offre des facilités ; qui est favorable. Habit commode. Maison commode. Nous ne sommes pas ici dans un lieu commode. Vie commode, vie agréable et tranquille, et aussi, vie dans laquelle on a l'aisance, les commodités. Cela est commode comme une chambre basse, c'est-à-dire cela est à portée. Ironiquement. C'est commode, se dit à quelqu'un qui a trop de sans-gêne, ou d'une chose faite trop sans façon.

    Jamais l'occasion.... Ne s'offre assez commode aux poltrons comme toi — Rotrou (1609-1650)

    Il y a cela de commode qu'on peut supposer que les morts sont gens de grande réflexion — Fontenelle (1657-1757)

  2. D'un caractère facile et qui ne gêne pas les autres. Être commode à vivre, être d'une humeur facile. Cet homme n'est pas commode, c'est un homme sévère, exigeant, ou bien avec lequel on ne peut plaisanter. Substantivement.

    Personnes commodes, agréables, riches, qui prêtent et qui sont sans conséquence — La Bruyère (1645-1696)

    La gouvernante n'aurait voulu faire la commode qu'en tout bien et tout honneur — Antoine Hamilton (1646-1720)

  3. Relâché. Dévotion, morale, doctrine commode. Mari commode, mari qui souffre les déportements de sa femme, ou même qui s'y prête. Dans le même sens, ou à peu près. Une mère commode, une mère qui se prête aux galanteries de sa fille.

    Si, pour vous plaire, il faut n'être jamais jaloux, Je sais certaines gens fort commodes pour vous, Des hommes en amour d'une humeur si souffrante.... — Molière (1622-1673)

  4. S. m.

    Il faut distinguer trois choses, le nécessaire, le commode, le superflu. le nécessaire que la raison demande ; le commode que la sensualité recherche ; le superflu dont l'orgueil se pare et qui entretient le faste — Bourdaloue (1632-1704)

Étymologie : Berry, c'mode ; bourguig. quemode ; espagn. et ital. comodo ; du latin commodus, de cum, et modus, mesure, convenance (voy. MODE).

Historique : XVIe s. La petitesse de la ville et la force du chasteau leur sembloit estre commode pour la defense et seureté de leurs personnes

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. Dont l’usage est utile et agréable. Maison commode. Un meuble commode.

  2. Vie commode, Vie agréable et tranquille. Mener une vie commode. Rendre la vie commode.

  3. Dans ce sens il se dit quelquefois des Personnes, être commode à vivre. être d’une société douce et aisée, d’un bon commerce. On dit dans le même sens Avoir l’humeur, un caractère commode.

  4. Fam., C’est un homme qui n’est pas commode, se dit d’un Homme sévère, exigeant, ou avec lequel on ne peut pas plaisanter.

  5. C’est un maître commode, fort commode, C’est un homme qui ne rudoie pas ses domestiques, qui ne les charge pas de trop de travail.

  6. Il signifie aussi Qui est trop indulgent, trop facile. Ainsi on dit d’un Mari qui ferme les yeux sur la mauvaise conduite de sa femme C’est un mari commode ; et d’une Femme qui donne trop de liberté à sa fille C’est une mère commode.

  7. En termes de Morale, il signifie quelquefois Qui est relâché. Avoir une dévotion commode, Une morale commode.

  8. Il se dit aussi, familièrement et ironiquement, pour signifier qu’on ne met pas assez de façons aux choses, qu’on cherche plus ce qui est aisé que ce qui est convenable. Répondre par une simple dénégation, c’est commode.

  9. Il s’emploie comme nom féminin, par ellipse d’Armoire, pour désigner un Meuble à hauteur d’appui, garni de tiroirs et servant particulièrement à serrer du linge et des habits. Une commode de bois d’acajou. Mettre à une commode un dessus de marbre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • commodes — pluriel — /kɔmɔdə/ ou /komɔdə/
  • commode — singulier — /kɔmɔdə/ ou /komɔdə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée commode#16632.

commode

nom, féminin, /komɔdə/ ou /kɔmɔdə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Espèce d'armoire, en forme de bureau, dont le dessus est de bois ou de marbre, avec des tiroirs pour y renfermer du linge et des habits.

  2. Anciennement, sorte de coiffure.

    On portait dans ce temps-là des coiffures qu'on appelait des commodes, qui ne s'attachaient point — Saint-Simon (1675-1755)

Étymologie : Commode 1. Dans un dictionnaire de 1760, on dit que c'est un meuble d'invention nouvelle et que sa commodité a rendu bien vite très commun.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • commodes — pluriel — /kɔmɔdə/ ou /komɔdə/
  • commode — singulier — /kɔmɔdə/ ou /komɔdə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée commode#16631.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.