commerce
nom, masculin, /komɛʁsə/ ou /kɔmɛʁsə/
Définitions
Activité d'achat et de vente de biens ou de services.
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Ensemble des commerçants et des établissements exerçant cette activité.
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Relations, fréquentation entretenues avec autrui.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (9 sens) — Académie 1935 (9 sens)
Littré (1873)
s. m.
Échange, entre les hommes, des divers produits de la nature ou de l'industrie. Commerce de mer. Commerce du Levant. Commerce en gros, achat de marchandises par grosses portions pour revendre aux détaillants. Commerce de détail, achat en gros pour revendre aux consommateurs. Le corps des commerçants. Cette loi a mécontenté tout le commerce. Le haut, le moyen commerce. Chambre de commerce, réunion de négociants chargés de donner des avis officiels sur le commerce. Ministère du commerce, ministère qui régit les affaires commerciales dans leurs rapports avec l'État. Tribunal de commerce, tribunal qui statue sur les procès commerciaux. Liberté du commerce, principe d'économie politique qui conduit à supprimer ou à réduire notablement les entraves douanières, fiscales ou autres, qui empêchent la liberté des échanges entre les pays ou entre les provinces d'un même pays. En termes de jurisprudence, on dit qu'une chose n'est pas dans le commerce, lorsqu'elle est inaliénable de sa nature ou par la disposition de la loi. Les choses futures, les biens dotaux ne sont pas dans le commerce. Dans le langage spécial de l'économie politique, le commerce est l'industrie qui met le produit à la portée du consommateur. L'agriculture, la fabrication, le commerce sont les trois branches de la production générale. Commerce extérieur, achat ou vente de marchandises au dehors du pays, échange avec l'étranger. Commerce intérieur, échange, à l'intérieur, des produits du pays. Commerce de transport, dans un sens spécial, achat de marchandises à l'étranger pour les revendre à l'étranger. Au XVIIe siècle, les Hollandais faisaient le commerce de transport. Terme de douane. Commerce général, l'ensemble des importations sans égard à leur destination ultérieure, et des exportations sans égard à l'origine des marchandises. Commerce spécial, la somme des importations destinées à la consommation intérieure du pays et des exportations de marchandises nationales ou nationalisées.
Pour ceux qui sont dans le commerce — Pascal (1623-1662)
Un trafiquant de Perse, Chez son voisin, s'en allant en commerce, Mit en dépôt un cent de fer un jour — La Fontaine (1621-1695)
Le fait de vendre des marchandises. Commerce de grains. Un commerce de vins. En termes de jurisprudence, le fait d'acheter des marchandises pour les revendre ou de faire des opérations qui se rattachent à cet objet. Faire le commerce. Acte de commerce. Société de commerce.
Fig. Trafic de choses morales. Commerce se dit aussi en un sens favorable. Faire un mauvais, un méchant, un vilain commerce, se mêler de quelque vilaine affaire.
Que vois-je autour de moi que des amis vendus, Qui, choisis par Néron pour ce commerce infâme.... — Jean Racine (1639-1699)
Spartacus ne fait point de la guerre un commerce — Bernard-Joseph Saurin (1706-1781)
Relations de société ou d'affaires, fréquentation. Par extension. Le commerce des lettres, des muses, les occupations littéraires.
C'est entre les dévots un étrange commerce — Mathurin Régnier (1573-1613)
Vous voyez, dit le père, que voilà une grande facilité pour le commerce du monde — Pascal (1623-1662)
Absolument, manière de se comporter à l'égard d'autrui. Être d'un commerce aisé, sûr.
Il est homme d'un bon commerce — La Bruyère (1645-1696)
Vit-on jamais prince d'un commerce plus aisé, plus libre, plus commode ? — Bossuet (1627-1704)
Échange. Commerce de lettres, correspondance suivie.
Le commerce des pensées est un peu interrompu en France ; on dit même qu'il n'est pas permis d'envoyer des idées de Lyon à Paris — Voltaire (1694-1778)
J'espérais en vous écrivant le premier et en m'embarquant de ma franche volonté dans ce commerce.... — Voiture (1597-1648)
Causerie.
Propos, agréables commerces, Où le hasard fournit cent matières diverses ; Jusque-là qu'en votre entretien La bagatelle a part.... — La Fontaine (1621-1695)
Ils soutiennent l'ennui et la vanité des commerces — Massillon (1663-1742)
Liaison illicite entre deux personnes de sexe différent. On dit aussi : être en commerce avec.
Pour détourner l'attention du roi du commerce qu'elle avait avec Jermyn — Antoine Hamilton (1646-1720)
Les Gétuliens et les Bactriens, par politesse, permettaient à leurs femmes d'avoir commerce avec les étrangers — Fénelon (1651-1715)
Jeu de commerce, sorte de jeu de cartes.
Étymologie : Bourguig. comaice ; espagn. comercio ; ital. commercio ; du latin commercium, de cum, avec, et merx, mercis, marchandise (voy. MARCHAND). L'ancien français n'avait pas commerce ; il disait marcheandise.
Historique : XVIe s. Nous n'avons nul commerce ensemble [la médecine et moi] Quelles nations eurent anciennement le commerce et trafic de l'espicerie, et qui sont celles qui font maintenant telle negociation
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Trafic, négoce de marchandises, d’argent, soit en gros, soit en détail. La liberté, la facilité du commerce. Défendre, interdire, gêner le commerce. Le commerce va bien, ne va plus. Le commerce enrichit un état, est la richesse d’un état. Commerce de gros. Commerce de détail. Commerce maritime. Commerce intérieur. Commerce extérieur. Le commerce des soies, des soieries, des toiles, des cuirs, etc. Navires de commerce. Maison de commerce. Effets de commerce. Commerce avantageux, lucratif. Faire le commerce. être dans le commerce. Livres de commerce. Traité de commerce. Tribunal de commerce. Code de commerce. Le Ministère du Commerce.
Chambres de commerce, Corps électifs qui, en matière commerciale et industrielle, assurent, dans les villes, l’exécution de certains travaux et la gestion de certains services d’intérêt local, émettent des voeux, donnent des avis au gouvernement.
En termes de Droit, Les choses qui sont dans le commerce, Les choses qui peuvent faire l’objet de transactions.
Fig., Faire un mauvais, un méchant, un vilain commerce, un honteux, un infâme commerce, Se mêler de quelque pratique ou de quelque intrigue qui n’est pas honnête.
Il désigne quelquefois par extension l’Ensemble des commerçants et négociants. Cette loi a mécontenté le commerce. Le haut commerce. Le petit commerce.
Il se dit figurément des Liaisons, des rapports, des communications que les personnes ont les unes avec les autres, pour quelque objet que ce soit. Dans le commerce de la vie. Dans le commerce du monde. Avoir commerce, entretenir commerce avec quelqu’un. Ils ont grand commerce ensemble. Ils sont en grand commerce l’un avec l’autre. Il a rompu tout commerce avec ces gens-là. Ils entretiennent commerce de lettres ou par lettres. Commerce d’esprit. Commerce d’idées, de sentiments. Commerce de galanterie.
Avoir commerce, être en commerce avec... se dit aussi des Rapports charnels entre deux personnes de sexe différent.
être d’un commerce agréable, d’un bon commerce, être d’agréable société. être d’un commerce sûr, être discret, savoir garder les secrets dont on a reçu confidence.
Jeu de commerce, Jeu de cartes où le calcul entre pour quelque part.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- commerces — pluriel — /kɔmɛʁsə/ ou /komɛʁsə/
- commerce — singulier — /kɔmɛʁsə/ ou /komɛʁsə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée commerce#16593.