comble
adjectif, /kɔ̃blə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873) — entrée 2
adj.
Qui est rempli jusque par-dessus le bord. Boisseau comble. Fig. La mesure est comble, c'est-à-dire les choses sont arrivées à ce point qu'on ne peut plus les endurer. Par extension. La salle de spectacle était comble, elle était pleine à ne pouvoir contenir personne de plus.
Voyant enfin la mesure comble — Bossuet (1627-1704)
Les temps étaient changés, la mesure était comble — Voltaire (1694-1778)
Terme de vétérinaire. Pied comble, nom donné au sabot dont la sole porte seule à l'appui, dépassant, par cette convexité morbide, le bord plantaire de la muraille.
Étymologie : Comble 1 ; provenç. comol ; ital. colmo.
Historique : XIIe s. Estre comble XIIIe s. De joie fu sa fame pleine, Quant el vit son seignor venir, Les pocins à son col tenir ; Por comble se tient et por riche XIVe s. Et regardez si le cheval a piés gras et combles XVe s. Princes, ceulx des citez sont grans, Bien aisiez, riches, combles, frans, Et de jour en jour s'enrichissent Ta grand richesse et tes combles tresors sont bien vains XVIe s. L'amitié en seroit plus pleine et plus comble Il en a sa brassée toute comble, il n'en peult saisir davantage Quand tous mes cinq sens de nature seroient combles de liesse.... Lesquels il fit encore couvrir de ter…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- combles — pluriel — /kɔ̃blə/
- comble — singulier — /kɔ̃blə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée comble#16526.
comblé
adjectif, /kɔ̃ble/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Rempli jusque par-dessus le bord. Un boisseau comblé.
Rempli. Un fossé comblé avec des gravats. Les tranchées comblées de morts.
Quand un carrosse fait de superbe manière, Et comblé de laquais et devant et derrière — Molière (1622-1673)
Fig. Il est comblé d'honneurs. Absolument, très satisfait.
Je partage les maux dont je la vois comblée — Pierre Corneille (1606-1684)
Comblé de douleur amère — Mme de Sévigné (1626-1696)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- comblées — pluriel féminin — /kɔ̃ble/
- comblés — pluriel masculin — /kɔ̃ble/
- comblée — singulier féminin — /kɔ̃ble/
- comblé — singulier masculin — /kɔ̃ble/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée comblé#16530.
comble
nom, masculin, /kɔ̃blə/
Définitions
Ce qui excède le niveau plein d'une mesure ou d'un récipient.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Degré extrême, le plus haut point atteint par un état ou un sentiment.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Charpente ou partie supérieure d'un bâtiment qui porte la toiture.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Locution adverbiale signifiant entièrement, dans toutes les parties d'un lieu ou d'une chose. Exemple d'usage : « La maison a été rénovée de fond en comble. »
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — ébauche — en attente de relecture · méthode.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (12 sens)
Littré (1873) — entrée 3
s. m.
Construction couronnant le sommet d'un édifice. Terme d'architecture. Comble brisé, celui qui est disposé sur deux pentes, l'une inférieure fort roide, l'autre plus douce. Terme de vannier. Intervalle entre les têtes d'un ouvrage. Terme de blason. Le chef de l'écu lorsqu'il est diminué.
Du temple tout à coup les combles s'entr'ouvrirent — Voltaire (1694-1778)
Il n'est guère plus vain d'avoir paru à la tranchée que le couvreur d'avoir monté sur de hauts combles — La Bruyère (1645-1696)
De fond en comble, loc. adv. Entièrement. Ruiner quelqu'un de fond en comble. Ruiner un système, une doctrine, de fond en comble.
La ville fut renversée de fond en comble — Bossuet (1627-1704)
Cette conduite de Gervaise n'allait pas à moins qu'à la chute d'un si merveilleux édifice [la Trappe] ; M. de la Trappe le sentait, lui qui l'avait construit et soutenu de fond en comble — Saint-Simon (1675-1755)
Fig. Monter au comble, s'élever au plus haut point.
Le mérite en repos s'endort dans la paresse ; Mais par les envieux un génie excité Au comble de son art est mille fois monté — Boileau (1636-1711)
Qu'ils n'arrivent jamais au comble frivole de notre gloire, plutôt que de l'acheter au prix des vices et des malheurs où elle nous a précipités — Massillon (1663-1742)
Étymologie : Espagn. cumbre ; portug. cume ; ital. colmo ; pays de Coire, culm, montagne ; du latin culmen, faîte.
Historique : XIIIe s. Et avoit un trau el comble deseure, par quoi il reprendoit s'alaine XIVe s. Une litiere fist tantost aporter là, Et dessus la litiere, sus le comble, rouva à metre sa baniere, si que on la verra XVe s. Ces engins jetoient nuit et jour pierres et mangonneaux à grand foison, qui enfondroient et abattoient les combles des tours, des chambres, des salles Messire Guillaume de Douglas, qui s'arme d'azur à comble d'argent, et dedans le comble trois estoiles de gueules Si tost que la nef fut approchée des deux basteaulx, ung chevalier se mist au comble [tillac] de la nef Carleir frappa premie…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Ce qui tient au-dessus des bords d'une mesure déjà pleine. Le comble d'un boisseau.
Fig. Le dernier degré, le plus haut point. Mettre le comble à quelque chose, en combler la mesure. Pour comble de, pour dernier surcroît. Absolument.
Cette ombre de pitié n'est qu'un comble d'envie ; Vous m'avez envié le bonheur de ma vie — Pierre Corneille (1606-1684)
S'il ne m'obéit point, quel comble à mon ennui ! — Pierre Corneille (1606-1684)
Étymologie : Provenç. comol ; espagn. et ital. colmo ; portug. cumulo, et cómoro, combro, tas de terre ; du latin cumulus.
Historique : XVe s. Quiconque amenera poissons en panier à Paris, il convient que ses paniers soient emplis loyaument, ou à comble ou sans comble On ne trouveroit nul homme terrier à qui nostre seigneur donnast tant de graces comme il te appreste : il te donna beaulté à comble ; il te donna sens et discretion à congnoistre le bien du mal XVIe s. Comment nous oserions nous glorifier d'avoir adjousté quelque comble à la juste mesure Sa libéralité vient jusques à ce comble, de ne rejetter pas nostre obeissance imparfaite Ce que dessus suffira pour faire conoistre que l'injustice aproche de son comble Droit de…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Ce qui peut tenir au-dessus des bords d’une mesure, d’un récipient déjà plein. Le comble d’une mesure.
Il signifie aussi Toute construction de bois, de fer ou de maçonnerie, placée au-dessus d’un édifice, pour soutenir la couverture d’ardoises, de tuiles, de plomb, etc. Un comble de charpente, de fer. Les ouvriers sont sur le comble de la maison pour réparer la couverture.
On l’emploie également au pluriel dans ce sens, et surtout en parlant des Logements situés dans la partie la plus élevée d’une maison, d’un édifice. Il loge dans les combles, sous les combles.
DE FOND EN COMBLE
loc. adv.
Voyez
FOND.
COMBLE désigne figurément le Dernier surcroît, le plus haut degré de quelque chose, particulièrement de la gloire, de la joie, des désirs, de l’affliction, des maux, des vices, etc. Parvenir, arriver au comble des honneurs, au comble de la fortune, au comble de ses désirs. Il est au comble de ses voeux. Il a mis le comble à ma félicité. Ce fut le comble de nos maux. Le comble de son affliction, de sa douleur. C’est le comble de l’effronterie. L’irritation des esprits était au comble.
POUR COMBLE DE
loc. prép.
; POUR COMBLE, loc. adv.
Pour dernier surcroît. Il tomba malade, et pour comble de malheur, pour comble de disgrâce, ou simplement pour comble, il perdit, peu de temps après, tout son bien. Il gagna la bataille et, pour comble de gloire, il fit le général ennemi prisonnier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- combles — pluriel — /kɔ̃blə/
- comble — singulier — /kɔ̃blə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée comble#16525.