colon
nom, masculin, /kɔlɔ̃/ ou /kolɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Terme de grammaire grecque. Membre d'une période, et, quelquefois aussi, incise. Dans la métrique, colon signifie deux pieds au commencement d'un vers finissant avec les mots eux-mêmes, sans aucune syllabe de reste. Pause marquée par un point en haut, qui équivaut à deux points ou au point et virgule.
Étymologie : Κῶλον, membre d'une période (voy. CÔLON).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Cultivateur d'une terre. Colon partiaire, cultivateur qui partage avec le propriétaire les produits de la récolte. Spécialement, celui qui afferme une terre moyennant une part des fruits, par opposition à celui qui paye en argent.
L'esclave qui cultive doit être le colon partiaire du maître — Montesquieu (1689-1755)
Dans les derniers temps de l'empire romain et au moyen âge, personne de condition non libre, dépendante d'un maître et attachée au sol. Du VIIIe au Xe siècle, personne non libre, de condition supérieure à celle du serf. Les colons d'un fisc, d'une abbaye. On dit au féminin, une colone.
Celui qui fait partie d'une colonie, ou qui en exploite le sol. Celui qui habite les colonies, par opposition aux gens de la métropole. Un riche colon. Les colons se sont opposés autant qu'ils ont pu à l'affranchissement des nègres. Celui qui est né aux colonies d'une famille de colons, par opposition aux personnes venues d'Europe.
Étymologie : Le latin colonus, de colere, cultiver (voy. CULTURE).
Historique : XIVe s. Et les coulons, c'est les habitants de la ville XVIe s. Les colons ou conducteurs d'aucun heritage ne peuvent intervertir la possession du proprietaire
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Celui qui fait partie d’une colonie, qui habite une colonie. Un riche colon. De nombreux colons.
Il s’emploie spécialement comme synonyme de MÉTAYER.
Il se disait aussi chez les Romains et au moyen âge de Tout occupant d’une terre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- colons — pluriel — /kɔlɔ̃/ ou /kolɔ̃/
- colon — singulier — /kɔlɔ̃/ ou /kolɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée colon#16415.