collier
nom, masculin, /kolje/ ou /kɔlje/
Définitions
Bijou porté autour du cou, souvent composé de perles ou de pierres précieuses.
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Objet en forme d'anneau que l'on met autour du cou d'un animal.
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Marque naturelle en forme de cercle autour du cou d'un animal.
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Pièce du harnais placée autour du cou d'un cheval de trait, à laquelle sont fixés les traits.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (10 sens) — Académie 1935 (12 sens)
Littré (1873)
s. m.
Ornement de cou en forme de chaîne ou de chapelet. Collier de perles, de pierreries. Chaîne d'or que portent les chevaliers de certains ordres. Le collier de l'ordre du Saint-Esprit.
Vous serez obligés de venir prendre le collier — Mme de Sévigné (1626-1696)
Sorte de collier à l'usage des esclaves, des animaux. Il mit un collier au cou de son esclave. Le collier d'un chien. Chien au grand collier, chien d'attache qui conduit les autres. Fig. C'est un des grands colliers, des gros colliers de la compagnie, c'est-à-dire il a beaucoup d'autorité, de crédit dans sa compagnie. Collier de force, collier garni de pointes en dedans, et dont on use pour dresser certains chiens d'arrêt. Courroie embrassant le cou des animaux et servant à les attacher à l'écurie.
Des chiens dont le pavé se couvre, Distinguez-nous à nos colliers — Béranger (1780-1857)
.... Le collier dont je suis attaché, De ce que vous voyez [le cou pelé] est peut-être la cause — La Fontaine (1621-1695)
Pièce principale du harnais des animaux de trait, et qui est composée des coussins et des attelles. Collier de cheval, partie du harnais qu'on passe au cou du cheval, et à laquelle les traits sont attachés. Cheval de collier, cheval de trait, et par abréviation, un collier. Il y a tant de colliers pour le service de cette ferme. Cheval franc de collier, se dit des chevaux de la bonté desquels on juge par la franchise ou par la lâcheté dont ils tirent au collier. Fig. et familièrement. Donner un coup de collier, faire un effort, une tentative, dans un moment de nécessité ; aider à quelqu'un. Donner à plein collier, tirer vigoureusement ; et, figurément, même sens. Collier de misère, travail rude et assujettissant ; existence pénible.
Le Normand fermier général fournit de bons chevaux à Crecy, son ami, et ne donna que des colliers et des charrettes à l'autre — Saint-Simon (1675-1755)
Être franc du collier, se dit d'un homme sur qui l'on peut compter pour tout ce qui est action... tu n'es pas comme moi Franc du collier — La Fontaine (1621-1695)
Terme de boucherie. La partie du cou dans le bœuf la plus rapprochée de la tête. Maniement pair ou double, commun aux deux sexes, répondant aux trois quarts supérieurs environ de la longueur du bord antérieur de l'épaule.
Marque naturelle autour du cou d'un animal. Un chien noir qui a un collier blanc. Petit chapelet de plumes, d'écailles, de plis ou de callosités qui entoure quelquefois le cou des oiseaux. Partie du corps des mollusques (hélices) qui déborde le pied, sous laquelle celui-ci se retire et qui remplit l'ouverture de la coquille. En pathologie, éruption dartreuse qui fait le tour du cou comme un collier.
Terme d'architecture. Astragale taillé en perles, en olives ou en patenôtres.
Terme de pêche. Corde qui, tenant au bout du verveux, l'attache à quelque objet solide.
Terme de marine. Cercle de fer servant à contenir les mâts de hune, de perroquet, les bouts dehors, etc.
Terme de ponts et chaussées. Cercle de fer ou de cuivre, qui maintient par le haut les poteaux tourillons des portes des écluses.
Arc de l'éperon qui embrasse le talon.
Étymologie : Provenç. colar ; espagn. collar ; ital. collare ; du latin collare, de collum (voy. COU).
Historique : XIIIe s. Li liemiers s'en vient devant, Son lien el col bel et grant, Dont li colers ert de fin or Bien sevent mes regles garder, Et sunt si très bon escolier Qu'il traient tuit à mon colier Tout plainement droit escolier Ont plus de paine que colier [porte-faix], Quant ils sont en estrangeté Et se feri [le roy] entre les Turs si avant, que il li empristrent la coliere de son cheval de feu grejois Nus bourelier ne puet faire colier de mouton ou de bazane XIVe s. Un collier d'or, à dix neuf turterelles blanches, esmaillées, et sur la plus grant a un rubis, pesant sept onces six esterlins Un aut…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Ornement qui fait le tour du cou.
Il désigne ordinairement une Rangée de perles ou de pierres précieuses que les femmes portent au cou pour se parer. Collier de perles, de diamants. Enfiler un collier.
Il se dit aussi de la Chaîne d’or que portent les chevaliers de certains ordres, les jours de cérémonie, et à laquelle est suspendu le signe de l’ordre. Le collier de l’ordre de la Toison d’or. On dit également, par ellipse, Le collier de la Toison.
Il se dit encore d’un Cercle de fer, d’argent ou de quelque autre matière que l’on met autour du cou de quelques animaux. Collier de chien. Mettre à un dogue un collier garni de clous, de pointes de clous, pour lui servir de défense contre le loup. Un collier de cuir. Collier de force, Collier garni de pointes tournées en dedans, dont on se sert pour dresser les chiens d’arrêt.
Il se dit par analogie d’une Marque naturelle en forme de cercle, qui se voit quelquefois autour du cou des quadrupèdes, des oiseaux, et qui est différente par sa couleur du reste de leur poil ou de leur plumage. Un chien noir qui a un collier blanc.
Il signifie aussi la Partie du harnais des chevaux d’attelage qui est faite de bois ou de cuir et rembourrée et à laquelle les traits sont attachés.
Cheval de collier, et quelquefois, par ellipse, Collier, Cheval propre à tirer.
Cheval franc du collier, Cheval qui tire de lui-même, sans qu’il soit besoin de lui donner des coups de fouet. Fig., être franc du collier, être franc, hardi, indépendant.
Fig. et fam., Donner un coup de collier, Faire un nouvel effort pour réussir dans quelque entreprise.
Fig. et fam., Donner à plein collier, Se lancer vivement dans une entreprise, dans une opinion. Il donna à plein collier dans la révolution.
Fig. et fam., Collier de misère, se dit d’un Travail pénible qu’on ne peut interrompre que pour le reprendre bientôt. Voilà les vacances finies, il faut reprendre le collier de misère.
En termes d’Architecture, il se dit d’un Astragale taillé en perles, en olives qui entoure le fût d’une colonne.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- colliers — pluriel — /kɔlje/ ou /kolje/
- collier — singulier — /kɔlje/ ou /kolje/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée collier#16348.