collé · colle

collé

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé.

  1. Joint par de la colle. Le papier collé sur le mur. Par extension. Les cheveux étaient collés sur la plaie. Papier collé, papier qui a reçu un apprêt permettant qu'on écrive dessus. Fig.

    Faire tourner des mots mal joints et mal collés — Mathurin Régnier (1573-1613)

  2. Fig. Attaché à, fixé sur. Collé sur son cheval, collé sur la selle, se dit d'un cavalier solide sur sa selle. Terme de chasse. Chien collé à la voie, chien qui ne s'écarte pas de la piste de l'animal. Terme de jeu de billard. Touchant à la bande. Bille collée. Je suis collé. Terme d'écolier. Qui ne trouve rien à répondre, surtout dans un examen : Il demeura collé. Et aussi pris en faute, puni : Je suis collé pour la promenade.

    Il était tous les Jours collé sur les livres — Antoine Hamilton (1646-1720)

    Nous nous écoulons en lui, nous y demeurons collés — Bossuet (1627-1704)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • collées — pluriel féminin
  • collés — pluriel masculin
  • collée — singulier féminin
  • collé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée collé#102245.

colle

nom, féminin, /kɔlə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Préparation molle et homogène qu'on obtient en délayant de la farine dans de l'eau, et en soumettant le tout à la chaleur, et qui sert à joindre d'une manière fixe certains objets. Colle forte, gélatine extraite des rebuts de substances animales, tels que les oreilles, les pieds, les rognures de peau.

  2. Populairement, bourde, menterie, ainsi dite, parce qu'une attrape est comparée à une chose qui colle. En voilà une colle ! Donner une colle. Terme d'écolier ou plutôt d'aspirant à une école spéciale. Professeur ou maître de colles, examinateur qui vient à certains jours faire aux aspirants des questions difficiles et auxquelles ils ne sont pas préparés, afin qu'ils apprennent à y répondre.

Étymologie : Espagn. cola ; ital. colla ; du latin colla.

Historique : XIIIe s. Chose mollée [moulée] atachée à cole seur l'arçon XVe s. Dames ne sont mie si lourdes.... Pour leur faire acroire merveilles, Elles changent si souvent leurs colles XVIe s. Prenez colle des menuisiers, fondue en eau chaude Donner ou ficher la colle [attraper]

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Matière gluante et tenace dont on se sert pour joindre deux choses et pour faire qu’elles tiennent ensemble. Colle de farine. Colle d’amidon. Colle forte. Colle de poisson. Faire de la colle. Fondre de la colle. Chauffer de la colle. Faire tenir, faire joindre avec de la colle.

  2. Il signifie aussi, dans le langage des étudiants, les Interrogations auxquelles ils sont soumis en vue des examens, et aussi une Punition infligée pour quelque faute.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • colles — pluriel — /kɔlə/
  • colle — singulier — /kɔlə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée colle#16315.

collé

nom, masculin

Grammaire et formes (2)
  • collés — pluriel
  • collé — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée collé#128529.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.