coing

coing

nom, masculin, /kwɛ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Le fruit du cognassier. De beaux coings. Compote, gelée de coings. Familièrement. Être jaune comme un coing, avoir le teint fort jaune.

    Elle était arrivée plus jaune qu'un coing — Antoine Hamilton (1646-1720)

    C'était [M. l'Avocat] un grand homme, maigre, jaune comme un coing — Saint-Simon (1675-1755)

Étymologie : Saintonge, coudin ; provenç. codoing ; ital. cotogna. L'italien vient du latin cydonia, le provençal et le français, du latin cydonium ; du grec ϰυδώνιον, de Cydon, ville de Crète, d'où provint le cognassier. Coing est une contraction de l'ancien français cooin, répondant à cydonium.

Historique : XIIIe s. Manger coins, poires et autres pesans fruis Totes manieres de cooins confortent l'estomac et donnent appetit de mengier XIVe s. Le grain de l'or ne plus ne moins Que les cerises et les coings Ou que les pommes et les poires, Ont tous chacun leur heure.... XVIe s. La pomme de coin

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Fruit du cognassier, jaune, en forme de poire, qui a une odeur forte et dont la peau est couverte d’un duvet. Gros coing. Coing bien jaune. Confiture de coing. Pâte de coing. Sirop de coing. Gelée de coing.

  2. être jaune comme un coing, Avoir le teint très jaune.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • coings — pluriel — /kwɛ̃/
  • coing — singulier — /kwɛ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coing#16235.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.