cocon
nom, masculin, /kokɔ̃/ ou /kɔkɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Enveloppe que se filent beaucoup de larves et dans laquelle s'opère leur dernière mue. Tissu filamenteux produit par le ver à soie, et dont il s'enveloppe comme d'une coque pour subir sa métamorphose. Fig. S'enfermer dans son cocon, vivre dans la retraite, ne s'occuper que de ses affaires. Cocon percé, voy. PERCÉ.
Étymologie : Ce mot paraît être un dérivé de coque. On trouve dans Du Cange coconus, cochonus, bouchon.
Historique : XVIe s. Les magniaux [vers à soie] des Sevenes de Languedoc, lesquels, tant pour leur propre naturel, que pour estre nourris de fueille de meurier noir, produisent des coucons ou piotons grands et mols, par consequent peu fournis de soie Deux ou trois jours mettent les vers à parfaire leurs escailles, plotons ou coucons (diversement nommés, selon les lieux) Le coucon estant percé, les filets de la soie se treuvent tronçonnés, par consequent indevidables
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Enveloppe que se filent beaucoup de larves et dans laquelle doit s’opérer leur dernière mue.
Il se dit particulièrement de la Coque qui renferme le ver à soie quand il a achevé de filer et dont on obtient la soie en la dévidant. Un cocon de ver à soie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- cocons — pluriel — /kɔkɔ̃/ ou /kokɔ̃/
- cocon — singulier — /kɔkɔ̃/ ou /kokɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cocon#16089.