cocarde
nom, féminin, /kɔkaʁdə/ ou /kokaʁdə/
Voir aussi : féminin de cocard
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Insigne différent de couleur et de position, se portant au chapeau, et distinguant entre elles les nations européennes ou issues de l'Europe. Spécialement, insigne des troupes des différentes nations. Combattre sous une cocarde étrangère. Prendre la cocarde, se faire soldat.
À son voisin il s'informe S'il n'est pas venu de Rome Quelque bref portant réforme Sur les ordres du dîner. - Non, répond son camarade, Ne crains pas qu'on s'y hasarde ; Car je prendrais la cocarde Et me ferais prussien,
Nœud qui orne la coiffure des femmes.
Nous allons glanant sur vos pas et ramassant par-ci par-là quelques petites feuilles que vous avez négligées et que nous nous attachons fièrement sur l'oreille en guise de cocarde — Diderot (1713-1784)
Étymologie : Cocard, coq ; angl. cokade ; ainsi dit de la crête du coq.
Historique : XVIe s. Vestu d'une robe de couleur de roy, le bonnet à la coquarde
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Insigne en étoffe ou en métal qui était porté principalement à la coiffure et surtout par les soldats. On reconnut à leurs cocardes qu’ils étaient Français. Cocarde tricolore. Cocarde noire. La cocarde espagnole est rouge.
Il se dit encore d’un Ornement en ruban plissé dont on garnit les chapeaux de femme.
Il désigne aussi un Insigne de certaines livrées et de certains attelages.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- cocardes — pluriel — /kɔkaʁdə/ ou /kokaʁdə/
- cocarde — singulier — /kɔkaʁdə/ ou /kokaʁdə/
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