coalition
nom, féminin · /kɔalisjɔ̃/ ou /koalisjɔ̃/
Usage : d'usage courant (2.40 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Politique. Alliance temporaire entre plusieurs partis politiques, puissances ou personnes qui poursuivent un but commun.
Une coalition de trois partis gouverne désormais le pays.
Synonyme : alliance.
« Il importait de distinguer [dans l'assemblée constituante] son existence de ses pouvoirs, sa coalition de sa constitution, sa légalité comme assemblée convoquée par autorité de sa légalité comme assemblée nationale »Mirabeau (1749-1791)
Économie. Union de travailleurs, de patrons ou d'acteurs économiques formée pour peser collectivement sur les conditions de travail ou de marché.
Une coalition de producteurs a obtenu une baisse des tarifs de transport.
« Faut-il encore, pour que les plaintes des malheureux soient écoutées, former une coalition monstrueuse entre l'intrigue et la probité, le crédit et l'éloquence ? »Mirabeau (1749-1791)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- coalitions : pluriel · /kɔalisjɔ̃/ ou /koalisjɔ̃/
- coalition : singulier · /kɔalisjɔ̃/ ou /koalisjɔ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
s. f.
Réunion de puissances, de partis ou de personnes qui poursuivent un intérêt commun. La coalition des puissances contre la France. Dans le langage politique, la coalition, celle des puissances contre la France en 1813, ou celle de diverses fractions de la chambre des députés contre le ministère en 1838. Fig.
Faut-il encore, pour que les plaintes des malheureux soient écoutées, former une coalition monstrueuse entre l'intrigue et la probité, le crédit et l'éloquence ?Mirabeau (1749-1791)
Dans l'ordre économique, union soit des patrons ou maîtres, soit des ouvriers ou domestiques, pour modifier à leur profit les conditions du travail et particulièrement les salaires, soit des producteurs soit des consommateurs, pour modifier les prix et en général les conditions de l'échange. Coalitions ouvrières. Coalitions industrielles.
Juxtaposition, coalescence.
Il importait de distinguer [dans l'assemblée constituante] son existence de ses pouvoirs, sa coalition de sa constitution, sa légalité comme assemblée convoquée par autorité de sa légalité comme assemblée nationaleMirabeau (1749-1791)
Étymologie : Latin coalescere, se souder, se réunir (voy. COALESCENCE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens
n. f.
Réunion de différents partis, ligue de plusieurs puissances. Former une coalition. Le ministère fut renversé par une coalition. La coalition des grandes puissances de l’Europe contre l’empereur Napoléon.
Il se dit aussi, dans l’ordre économique, d’une Union concertée entre ouvriers, patrons, industriels, commerçants, etc., en vue de modifier ou de maintenir certaines conditions de travail ou d’échange. Les ouvriers formèrent une coalition pour obtenir une augmentation de salaire. Il y eut une coalition entre les fabricants pour s’opposer au relèvement des salaires. Loi sur les coalitions.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée coalition#15997.