clémence
nom, féminin, /klɛmɑ̃sə/ ou /klemɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Vertu qui, chez une personne puissante, consiste à pardonner les offenses, et à adoucir les châtiments. Un acte de clémence. Indulgence d'un père pour ses enfants. On doit toujours espérer en la clémence d'un père.
La clémence est la plus belle marque Qui fasse à l'univers connaître un vrai monarque — Pierre Corneille (1606-1684)
Une aveugle clémence, Loin d'arrêter le crime, en nourrit la licence — Jean Racine (1639-1699)
Étymologie : Le latin clementia, de clemens, clément
Historique : Xe s. Par souue [sa] clementia XVIe s. Qu'ilz n'abusent de la clemence dont avons usé envers les simples
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Vertu qui consiste à pardonner les offenses et à modérer les châtiments en parlant de ceux qui disposent de l’autorité souveraine. Clémence divine. Clémence royale. La clémence est la vertu des rois. Des actes de clémence. Trait de clémence. User de clémence. Par extension, on le dit de toute personne ayant un certain pouvoir. Implorer la clémence du juge. N’avoir de salut que dans la clémence du vainqueur. Traiter avec clémence.
Fig., La clémence de la température, La douceur de la température.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- clémences — pluriel — /klemɑ̃sə/ ou /klɛmɑ̃sə/
- clémence — singulier — /klemɑ̃sə/ ou /klɛmɑ̃sə/
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