civet
nom, masculin, /sivɛ/
Voir aussi : forme féminine civette
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Ragoût de lièvre dans lequel il entre beaucoup de cives et d'oignons. On dit aussi civet de chevreuil, d'oie, d'outarde.
Étymologie : Latin caepatum, de caepa, cive (voy. CIVE) : mot à mot, plat à l'oignon. Caepatum étant un participe passé a donné civé, comme amatus, aimé.
Historique : XIIIe s. Lievres et connins au civé, Fabliaux XVe s. Fortes sausses, oingnons ne aulx, Civez aguz, poivre ne graigne Ne usez, car trop font mal et paine XVe s. Or y avoit un gros seigneur notable.... Faifeu l'alloit bien fort souvent esbattre, Et pour certain, sans faire long civé, à la maison il estoit fort privé
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Cuisine — Ragoût fait de chair de lièvre, de lapin, de chevreuil, etc., dans lequel la cive entre comme assaisonnement. Faire un civet. Manger un civet. Un civet de lièvre. Mettre un lièvre en civet.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- civets — pluriel — /sivɛ/
- civet — singulier — /sivɛ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée civet#15628.