cité

cité

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 2

part. passé.

  1. Sommé de comparaître. Cité devant le juge.

  2. Allégué en forme de citation. Les passages de l'Écriture cités par Bossuet. L'auteur cité.

  3. Nommé, renommé. Il est cité pour sa bravoure.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée CITÉ, ÉE#sens2.

cité

nom, féminin, /site/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (8 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Autrefois territoire dont les habitants se gouvernaient par leurs propres lois. Les cités de l'ancienne Grèce. Les membres d'une cité libre. En ce sens, une cité pouvait ne renfermer que des bourgades ou des lieux fortifiés. Le droit de cité, la jouissance de tous les droits politiques communs aux citoyens. Corps des citoyens. En ce sens on oppose la cité à la famille.

  2. Ville. Les grandes cités d'un pays. Les florissantes cités de l'Italie durant le moyen âge. Lyon est une cité industrielle. Fig. La cité sainte ou céleste, le séjour de Dieu et des bienheureux. La sainte cité, Jérusalem. Pauvres chevaliers de la sainte cité, les templiers. La cité future, le paradis. Cité de Dieu, titre d'un ouvrage de saint Augustin.

    Ô palais de David et sa chère cité — Jean Racine (1639-1699)

    Le seigneur a détruit la reine des cités — Jean Racine (1639-1699)

  3. La partie la plus ancienne d'une ville ; celle où se trouve la cathédrale. On divisait autrefois Paris en ville, cité et université.

  4. Ensemble de maisons qui, dans une grande ville, se tiennent et ont quelques règles spéciales et une sorte d'association. Cités ouvrières, nom qu'on a donné à de grands bâtiments conçus récemment et destinés à loger les ouvriers, qui y seraient soumis à quelques arrangements économiques communs.

Étymologie : Provenç. ciu, civitat, ciutat, ciptat ; catal. ciutat ; espagn. ciudad ; portug. cidade ; ital. città ; du latin civitatem, cité. On remarquera l'ancien français cit, et le provençal ciu, qui viennent non de civitátem où l'accent est sur ta, mais de cívitas où l'accent est sur ci ; de sorte que cit et ciu est le nominatif, et cité, ciutat, le régime ; c'est un des très rares exemples où, dans le français et le provençal, les noms en as ont conservé le nominatif et le régime latins.

Historique : XIe s. Mur ne citet n'i est remès [resté] à fraindre XIIe s. Au temps cestui fit Romulus La cité de Rome et Remus ; Frere furent.... Cité n'i a qui contre lui se taigne [tienne] Clair luit la lune par la cité antie Il fut normant, de la cit de Costance La sainte cité, quant ele fu donée es mains des enemis Vous irez à Cologne la fort cité garnie Ne volt rien pur els faire : dunc s'en sunt returné, E li sainz arcevesque ala à sa cité XIIIe s. Et pour noient demandissiés plus bele cité ne plus fort À Paris la cité [j'] estoie un venredi Et je fui amenée en la cit de Paris Droit vers Paris s'en v…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Le corps des habitants d’une ville; l’ensemble des citoyens qui la composent. S’occuper des intérêts de la cité. Respecter les règlements de la cité.

  2. Droit de cité, Aptitude à jouir des droits politiques conformément aux lois du pays. Avoir droit de cité, Acquérir, perdre le droit de cité. Rome accordait le droit de cité à des pays ou à des individus dont elle avait à se louer.

  3. Il désigne la Constitution de l’état, dans les expressions Cité antique, cité moderne, cité future.

  4. En termes d’Antiquité, il désignait un territoire composé quelquefois de villes et de bourgades et gouverné par des lois communes. Sous Tibère, on comptait soixante-quatre cités dans les Gaules. Les cités de l’ancienne Grèce.

  5. Il désigne, dans quelques villes, la Partie la plus ancienne de la ville et où se trouve l’église cathédrale ou principale. On divisait autrefois Paris en Ville, Cité et Université. Il y a tant d’églises dans la Cité.

  6. Il se prend quelquefois pour Ville, surtout quand on veut en faire ressortir l’importance. Ce pays contient beaucoup de grandes cités. Lyon est une cité industrielle.

  7. Il s’entend quelquefois d’un Groupe de maisons formant un ensemble. Cité du Roule. Cité Martignac. Par analogie, Cité universitaire.

  8. Cité ouvrière, Nom donné à des bâtiments plus ou moins vastes, ou à des groupes de bâtiments renfermant un certain nombre de logements destinés à des familles d’ouvriers.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • cités — pluriel — /site/
  • cité — singulier — /site/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cité#15623.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.