cime
nom, féminin · /simə/
Usage : d'usage courant (5.75 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Partie la plus haute d'un arbre, d'une montagne ou d'un édifice
Le sapin dressait sa cime au-dessus de la forêt.
Synonyme : sommet.
« Semblable à ces hautes montagnes dont la cime, au-dessus des nues et des tempêtes, trouve la sérénité dans sa hauteur et ne perd aucun rayon de la lumière qui l'environne »Bossuet (1627-1704)
« Du Taurus escarpé nous franchissons la cime »Voltaire (1694-1778)
Littéraire. Point culminant, apogée d'une chose abstraite comme la gloire ou la réussite
Ce romancier est parvenu à la cime de la gloire.
« On ne pourrait faire sentir que par une trop grande discussion la difficulté et le prix de ces sortes d'ouvrages, que n'estiment peut-être pas assez ceux qui ne se plaisent que sur la cime la plus élevée de la théorie »Fontenelle (1657-1757)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- cimes : pluriel · /simə/
- cime : singulier · /simə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
s. f.
Le haut pointu d'un arbre, d'une montagne, d'un clocher. Poétiquement. Le mont à double cime, la double cime, c'est-à-dire le Parnasse. Les nymphes de la double cime, les Muses.
Du Taurus escarpé nous franchissons la cimeVoltaire (1694-1778)
Semblable à ces hautes montagnes dont la cime, au-dessus des nues et des tempêtes, trouve la sérénité dans sa hauteur et ne perd aucun rayon de la lumière qui l'environneBossuet (1627-1704)
Fig.
On ne pourrait faire sentir que par une trop grande discussion la difficulté et le prix de ces sortes d'ouvrages, que n'estiment peut-être pas assez ceux qui ne se plaisent que sur la cime la plus élevée de la théorieFontenelle (1657-1757)
Terme de botanique. Cime, voy. CYME.
Étymologie : Provenç. cim, sim, cima ; catal. cim ; espagn. et ital. cima ; portug. cimo ; du latin cyma et cuma, tendron, cœur de chou, qui dans les langues romanes, a pris le sens d'extrémité de la tige, et de là, celui de tout sommet ; du grec ϰῦμα, jeune pousse, de ϰύω, être gonflé par ce qui est engendré, par le bourgeon, par l'embryon.
Historique : XIIe s. Li arbre qui cheü seront Se dresseront tuit contre mont ; à mont torneront lor racines ; Contre terre seront les cymes XIIIe s. Lors [il] lui conte de la racine Dusqu'en la cyme ses meffais XVe s. Iceulx supplians se prindrent à copper des cymeaulx du dit arbre XVIe s. Là s'eslevoit la cyme forestiere D'Ide [le mont Ida].... L'office de censeur, qui estoit à Rome la cyme de dignité où pouvoit atteindre un citoyen romain
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens
n. f.
La partie la plus haute d’une montagne, d’un rocher, d’un arbre, etc. La cime de la montagne était couverte de neige. La cime d’un roc. Les écureuils montent jusqu’à la cime des plus grands arbres. La cime d’un clocher.
Poétiq., Le mont à double cime, ou simplement La double cime, Le Parnasse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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