cilice
nom, masculin, /silisə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Ceinture de crin qu'on porte sur la peau par mortification. Porter le cilice. Affliger son corps de cilices et de jeûnes.
Mais d'où vient cet air sombre, et ce cilice affreux, Et cette cendre enfin qui couvre vos cheveux ? — Jean Racine (1639-1699)
Elle pleura la mort de son époux dans le jeûne et dans le cilice — Massillon (1663-1742)
Étymologie : Provenç. cilici, cirici, selitz ; espagn. cilicio ; ital. ciliccio ; de cilicium, étoffe de poil de chèvre, de ϰιλίϰιον, étoffe ainsi nommée à cause qu'elle se faisait avec du poil de chèvres de Cilicie.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Espèce de plastron ou de large ceinture, qui est faite d’un tissu de poil de chèvre, de crin de cheval, ou de quelque autre poil rude et piquant, et que l’on porte sur la chair par mortification. Porter le cilice. Prendre le cilice. Se revêtir d’un cilice.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- cilices — pluriel — /silisə/
- cilice — singulier — /silisə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cilice#15399.