cicatrice
nom, féminin, /sikatʁisə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Marque ou trace qui reste des plaies ou blessures après leur guérison. Une large cicatrice. Une cicatrice difforme. Terme d'histoire naturelle. Tissu qui réunit les solutions de continuité des divers systèmes organiques, animaux ou végétaux.
Et de ce front guerrier les nobles cicatrices Ne peuvent se couvrir que du bandeau des rois — Voltaire (1694-1778)
Il avait une cicatrice au travers du nez — Antoine Hamilton (1646-1720)
Fig. Ressentiment profond. Tort fait à la réputation.
Il est des blessures Dont un cœur généreux ne peut jamais guérir ; La cicatrice reste — Voltaire (1694-1778)
Ne craignez rien, calomniez toujours ; Quand l'accusé confondrait vos discours, La place est faite ; et, quoiqu'il en guérisse, On en verra du moins la cicatrice — Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741)
Étymologie : Le latin cicatrix.
Historique : XVIe s. Te deffies tu de ces mienes cicatrices et de ceste espée ? Ce dit cuir deperdu se peut regenerer par tout, fors que sur la cicatrice Empeschant que l'ulcere ne soit menée à cicatrice
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Marque des blessures, des plaies, qui reste après la guérison. Il a le corps couvert de cicatrices.
Il se dit figurément de Tout ce qui a blessé profondément notre âme. Les atteintes de la calomnie laissent trop souvent des cicatrices.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- cicatrices — pluriel — /sikatʁisə/
- cicatrice — singulier — /sikatʁisə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée cicatrice#15364.