chronique

chronique

adjectif, /kʁɔnikə/ ou /kʁonikə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

adj.

  1. Terme de médecine. Qui dure longtemps, en parlant des maladies qui parcourent lentement leurs périodes. Maladie chronique ou passée à l'état chronique.

Étymologie : Chronicus, de χρονιϰὸς, de χρόνος, temps.

Historique : XVe s. Elles temoignent et approuvent la chronique [durable] verité du troisieme enseignement que mon feu pere jadis me bailla

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj. des deux genres

  1. T. de Médecine — Qui dure longtemps et dont les symptômes ne se développent qu’avec lenteur, en parlant de certaines maladies. Ce n’est pas une maladie aiguë, c’est une maladie chronique. Affection chronique.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • chroniques — pluriel — /kʁɔnikə/ ou /kʁonikə/
  • chronique — singulier — /kʁɔnikə/ ou /kʁonikə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chronique#15202.

chronique

nom, féminin, /kʁɔnikə/ ou /kʁonikə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Annales selon l'ordre des temps, par opposition à histoire où les faits sont étudiés dans leurs causes et leurs suites.

    Je veux que la valeur de ses aïeux antiques Ait fourni de matière aux plus vieilles chroniques — Boileau (1636-1711)

    Il [le roi de Prusse] perdra ses États pour avoir fait des épigrammes ; ce sera du moins une aventure unique dans les chroniques de ce monde — Voltaire (1694-1778)

  2. Fig. La chronique, les chroniques, ce qui se débite de petites nouvelles courantes. La chronique scandaleuse, nom donné à l'Histoire de Louis XI (de 1460 à 1483) attribuée à Jean de Troyes ; et figurément, les propos médisants qui courent sur certaines personnes dans la ville. Chronique du pont Neuf, chansons, vaudevilles et autres pièces satiriques et piquantes qu'on chantait sur le pont Neuf. Aujourd'hui, dans les journaux, partie où l'on raconte les principaux bruits de ville ; et chronique politique, partie où l'on rapporte succinctement les nouvelles politiques. Chronique théâtrale. Chronique musicale.

    Ces histoires de morts lamentables, tragiques, Dont Paris tous les ans peut grossir ses chroniques — Boileau (1636-1711)

    Pellegrin passa dans cette ville [Méthone] dont il nous a fait la description, en y mêlant la chronique scandaleuse de tous les consuls français — Chateaubriand (1768-1848)

  3. S. f. plur. Nom que les protestants donnent aux Paralipomènes.

Étymologie : Provenç. espagn. et ital. cronica ; du latin chronica, chronicorum, de chronicus, qui appartient au temps (voy. CHRONIQUE 2).

Historique : XIIIe s. C'est la fin des sept ars pour certes, C'est la vision des prophetes, Ce sont les divines croniques, Ce sont les sept vertus parfaictes Les croniques de chascun an XVe s. Les chroniques de sire Jean Froissart [titre du livre] Si je disois : ainsi et ainsi en advint en ce temps, .... ce seroit chronique et non pas histoire XVIe s. Il y a encore en la cour de Parlement à Paris, des registres faits par forme de chroniques

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • chroniques — pluriel — /kʁɔnikə/ ou /kʁonikə/
  • chronique — singulier — /kʁɔnikə/ ou /kʁonikə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chronique#15201.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.