choc

choc

adjectif

Grammaire et formes (1)
  • choc — forme de base

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée choc#170925.

choc

nom, masculin, /ʃɔk/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (7 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Rencontre violente d'un corps avec un autre. Le choc le renversa. Le choc des verres, l'action de trinquer.

    Non-seulement les comètes ne troublent point sensiblement par leurs attractions les mouvements des planètes et des satellites ; mais si, dans l'immensité des siècles écoulés, quelques-unes d'elles ont rencontré ces corps, comme cela est très vraisemblable, il ne paraît pas que leur choc ait eu sur ces mouvements une grande influence — LA PLACE

    Il tombe au moindre choc — Boileau (1636-1711)

  2. Terme de physique. Action qu'un corps mis en mouvement exerce, en vertu de sa masse et de sa vitesse acquise, sur les corps qu'il rencontre. Choc en retour, se dit du coup de foudre qui va frapper un objet à une assez grande distance du point où la foudre a éclaté.

  3. Terme de guerre. Rencontre, attaque vigoureuse entre deux corps armés. Le choc de deux escadrons. Les ennemis furent renversés au premier choc. Action de choc, action où les combattants s'abordent corps à corps, par opposition à action de feu. Fig. Conflit, lutte, opposition. Le choc des intérêts. Le choc des éléments, l'orage. Le choc des opinions.

    Les fastes de l'histoire Me montrent des États l'un par l'autre abattus, Le choc des nations et trop peu de vertus — ST-LAMBERT

  4. Par extension, atteinte, revers subit. Ce choc ébranla sa fortune.

    Tel qu'on l'avait vu dans tous ses combats, résolu, paisible, occupé sans inquiétude de ce qu'il fallait faire pour les soutenir, tel fut-il à ce dernier choc [l'article de la mort] — Bossuet (1627-1704)

    Supposons toutefois qu'encor fidèle et pure, Sa vertu de ce choc revienne sans blessure — Boileau (1636-1711)

Étymologie : Espagn. choque ; ital. cioco, souche ; picard, choque, souche. Le choc est le heurt contre une choque ou souche (comp. SOUCHE).

Historique : XVIe s. Cette armée deffaite du premier choc Combien à bon compte nostre vie se peult maintenir, il ne se doibt exprimer mieulx que par cette consideration, que c'est si peu qu'il eschappe la prinse et le choc de la fortune par sa petitesse S'il y a plusieurs enfans representant un decedé, icëux font une teste et chocq [souche] contre chacun de leurs oncles ou autres aux quels ils doivent succeder

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Rencontre brusque d’un corps avec un autre corps. Choc violent. Choc léger. Il ne put résister au choc et tomba. Il reçut le choc en pleine poitrine.

  2. Il se dit aussi de la Rencontre et du combat de deux troupes qui se chargent. Le choc de deux escadrons, de deux armées. Les ennemis furent renversés au premier choc, du premier choc. Ils ne soutinrent pas le choc.

  3. Il signifie au figuré Conflit, opposition. Le choc des passions. La lumière jaillit quelquefois du choc des opinions. Choc d’intérêts.

  4. Il se dit encore figurément d’un Malheur, de toute chose qui porte une atteinte grave à la fortune, à la santé, à la raison de quelqu’un. Ce choc ébranla sa raison. Sa constitution affaiblie ne put soutenir un tel choc. Sa raison ne tint pas contre un choc si violent.

  5. Fig. et fam., Il a reçu un choc, se dit de Quelqu’un qui a été ébranlé physiquement ou moralement.

  6. Choc traumatique, Choc opératoire. Voyez

  7. TRAUMATIQUE et OPÉRATOIRE.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • chocs — pluriel — /ʃɔk/
  • choc — singulier — /ʃɔk/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée choc#15040.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.