chevaline
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
adj. f.
Bête chevaline, un cheval ou une jument. Les races chevalines, les diverses races de chevaux. La population chevaline de la France s'élève à environ 3 000 000 de têtes. Substantivement. Faire la chevaline, faire le commerce de chevaux.
J'ai, dit la bête chevaline, Une apostume sous le pied — La Fontaine (1621-1695)
On a compté dans ladite élection, un peu devant l'année 1699, 1794 bêtes chevalines que nous estimons à vingt sols de dîme par an — Vauban (1633-1707)
Étymologie : Provenç. cabalin ; du latin caballinus, de caballus (voy. CHEVAL).
Historique : XVIe s. .... Et la chevaline source [l'Hippocrène] De sa course Avoit arresté les pas L'herbe appellée ferule est aliment à l'asne, et est venin à toutes autres bestes chevalines Le naturel de la chevaline et de la muletaille est, qu'estans bien traictées au soir et repaissans à la disnée, d'employer le reste du jour au labourage, comme en voiageant Ce sont eux [les orges d'automne] qu'on appelle chevalins, pour estre leur herbe très bonne pour purger et engraisser les chevaux à la primevere Par la chevaline sont entendus les chevaux, juments, asnes, asnesses, mulets, mules. - Les bestes cheva…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée CHEVALINE.