chevalerie
nom, féminin, /ʃəvaləʁi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. f.
Institution militaire, propre à la noblesse féodale et consacrée par la religion. Les siècles de la chevalerie. La chevalerie errante, les chevaliers errants. Romans de chevalerie, romans où sont décrits les exploits, les caractères, les mœurs, le aventures, les amours des chevaliers tels que l'imagination les avait idéalisés. Faire chevalerie, se disait, dans la langue du moyen âge, des actes de vaillance ou de courtoisie que faisait un chevalier.
Voilà où aboutit une aventure [descente du prince Édouard en Écosse] qui eût réussi dans les temps de la chevalerie, mais qui ne pouvait avoir de succès dans un temps où la discipline militaire, l'artillerie et surtout l'argent décident de tout à la longue — Voltaire (1694-1778)
Le corps des chevaliers, la cavalerie noble. Fine fleur de chevalerie, se disait pour l'élite des chevaliers et aussi pour un chevalier accompli.
Rodrigue, à la tête de sa chevalerie, subjugua le royaume de Valence — Voltaire (1694-1778)
Qualité, rang de chevalier.
Ordre de chevalerie, distinction honorifique instituée par divers souverains. Être décoré de plusieurs ordres de chevalerie.
Non, d'aucune chevalerie Je n'ai le brevet sur velin — Béranger (1780-1857)
Race noble. Cette maison est d'ancienne chevalerie. La noblesse. Un roi entouré de sa chevalerie.
Étymologie : Chevalier ; provenç. cavalaria, cavalayria ; espagn. caballeria ; ital. cavalleria.
Historique : XIe s. Donc aurez fait gente chevalerie N'i a paien de tel chevalerie XIIe s. Tant est Rolans pleins de chivalerie [vaillance] [Il] Va demandant pris de chivalerie Et là doit-on faire chevalerie, Où on conquiert paradis et honor Si faisons assembler nostre chevalerie XIIIe s. À Paris la cité [il y] ot grant chevalerie Je vueil qu'o vous s'en voist [aille] noble chevalerie [nobles chevaliers] [Roland] Qui fut preus et hardis, pleins de chevalerie Atant se parti li chevaliers dou roi, sans saluer, et passa mer et trouva le roi Richart à Londres à tout grant chevalerie et li dist Est-il greignor …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Institution militaire et religieuse du moyen âge qui imposait à ses membres la bravoure, la loyauté, la protection des faibles et la courtoisie envers les dames. Les temps de la chevalerie. Recevoir, conférer l’ordre de la chevalerie. Des actes de chevalerie.
Fine fleur de chevalerie, se disait de l’élite des chevaliers ou d’un Chevalier accompli.
Chevalerie errante, La profession des chevaliers errants. Les lois de la chevalerie errante.
Romans de chevalerie, Romans où sont décrites les moeurs, les aventures, les amours des chevaliers errants. Le roman de Don Quichotte a guéri les Espagnols de la mode des romans de chevalerie.
Il s’est dit également des Divers ordres militaires et religieux où l’on faisait profession de porter un certain habit, de prendre les armes contre les infidèles, etc. L’ordre du Temple et l’ordre Teutonique étaient des ordres de chevalerie.
Ordre de chevalerie se dit encore aujourd’hui des Ordres honorifiques institués par des souverains. L’ordre de la Toison d’Or, l’ordre de la Jarretière sont des ordres de chevalerie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- chevaleries — pluriel — /ʃəvaləʁi/
- chevalerie — singulier — /ʃəvaləʁi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée chevalerie#14784.